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So black, so Hermès

Thursday, July 15th, 2010

Hermès Kelly So Black

Noire jusqu’au bout, la nouvelle collection So Black d’Hermès: le sac, le métal mais aussi la boîte et la poche protectrice, tout est dans la non-couleur la plus aimée au monde. Mon coeur chavire et mon portefeuille s’est enfui de terreur depuis qu’une amie afficionado de la maison m’en à parlé. Femme fatale ou monte-en-l’air, c’est au clair de lune que s’apprécie cette nouvelle édition limitée.

Kelly, Birkin, pochettes, accessoires et même bottes devraient recevoir ce traitement PVD -comme celui des montres Rolex et qui rend les fermoirs noirs- sur Box noir (cuir lisse) ou crocodile noir mat. Les premières pièces arriveront en boutique à partir du mois de juillet 2010.

Les images de la campagne publicitaire font déjà le tour de la planète et il y a fort à parier qu’il sera extrêmement difficile d’en obtenir une miette.

So Black Hermès

So Black Hermes

So Black Hermes

So Black Hermes

Darker than black, the So Black collection from Hermès: leather, hardware but also protective pouch and box, everything is in fashion’s favourite non-colour. My heart’s skipping a beat and my wallet is cringing since a friend of mine showed me the first images. Femme fatale or cat burglar, this all new limited edition is best seen by moonlight, if the ads are to be trusted.

I’ll be that this will be the hottest acquisition of the year, with pieces scarce and demand skyhigh. Black Box leather or mat crocodile, PVD for the metallic parts to ensure the blackness of the hardware, Kelly, Birkin but also small accessories and boots will get this unique treatment, due to drop after July.

Lux Inside – Voir le fond des choses

Monday, July 12th, 2010

J’étais invitée encore une fois par Mary Beyer (vous détectez un point commun entre mes récentes sorties? Vous avez raison) pour découvrir cette superbe exposition. Une salle plongée dans le noir, que j’avais visitée pour Aganovich quelques mois auparavant, les images colorées semblant flotter dans le vide nocturne…

DAGUEAERO©

Entre les mains de Ricardo Escobar, Sylvain Ordureau, Jean-François Paul et Laurence Picot, le luxe prend une nouvelle dimension dans l’exposition Lux Inside où la lumière devient radiographie pour revisiter des objets connus. Redécouvrir une guèpière Cadolle ou un aspirateur Dyson, un Leica se transformer en animal abyssal à la peau translucide, cette plongée dans les profondeurs de la création donne lieu à une très belle visite dans un cabinet de curiosité hypnotique.

ELLEETGANT©

PANDORA©

Après l’avant-première à la galerie Le Laboratoire , une exposition publique aura lieu du 12 au 18 octobre prochain chez Artcurial avant la vente du 19 octobre.

Arnys – Une tradition d’élégance

Thursday, May 27th, 2010

ARNYS FACADE
Façade Arnys – Photo: Arnys

Arnys, ce nom n’évoque peut-être encore rien pour vous mais pour la rive gauche, c’est un nom synonyme d’élégance et de raffinement vestimentaire au masculin. L’unique boutique parisienne de la maison se dresse rue de Sèvres et en face se trouve la future implantation de la maison Hermès, dédiée à l’homme. Passée des centaines de fois devant les vitrines, je n’avais jamais osé pousser la porte, impressionnée par l’apparente solennité de lieux qu’on sent pleins d’histoires. La boutique ne me semblait pas le genre d’endroit où on pouvait juste jeter un coup d’œil.

Je ne pouvais pas plus me tromper.

Son histoire commence dans les années 30. Jankel Grimbert est déjà un tailleur respecté de la rive droite. L’élégance masculine n’a pas de secrets pour lui et ses deux fils étaient en train de faire leurs études quand la poliomyélite frappe le jeune Léon Grimbert et l’oblige à interrompre sa médecine. Une fois remis, il décide de s’établir avec son frère Albert et ils conseillent à leur père d’acheter une boutique rive gauche. Siège des universités et des grandes écoles, la rive gauche représente l’intellect, une perpétuelle recherche de différence, de nouvelles idées. Autre avantage, Léon a tout loisir de retrouver ses amis de faculté, tous proches. La guerre viendra interrompre momentanément la croissance de la jeune maison, et une fois la paix revenue, les clients affluent à nouveau.

La Tradition Arnys
Tableau, Premier étage – Photo: Mademoiselle à Paris

Arnys devient rapidement un point central pour l’intelligentsia éduquée à Paris, car il n’y a pas que les Français qui poussent la porte de la rue de Sèvres. Dans les années 50, refusé de toute part, un ancien camarade de classe demande si Léon connaît un endroit pour faire une conférence de presse. J’ai mieux, répond-il et leur ouvre le salon du premier étage. Ce sera la toute première conférence de presse du camp nord-vietnamien.

MICHEL ET JEAN GRIMBERT
Michel et Jean Grimbert – Photo: Arnys

En 1966, c’est au tour des fils de Léon, Jean et Michel Grimbert, de reprendre le flambeau au retour d’un séjour en Angleterre. Sous leur houlette, la tradition familiale continue et s’étend avec le même amour des belles choses, sans jamais rechercher la publicité autre que celle de leur clientèle satisfaite. Ils sont toujours à la tête de l’entreprise familiale, et c’est Jean Grimbert lui-même qui signe la décoration des élégantes vitrines de la rue de Sèvres.

Salons Arnys RDC
Salons Arnys RDC – Photo: Mademoiselle à Paris

C’est entre ces murs lambrissés que viennent s’habiller intellectuels, capitaines d’industrie et élus. Yves Saint-Laurent, Pierre Bergé et Paco Rabanne ont été et sont encore des clients de la maison.
Une clientèle qui se sent chez elle dans la boutique à tel point que les salons d’essayage du premier étage prennent parfois l’air de seconde tribune politique.
Petites tensions ou vives querelles passent entre ces murs, avec l’aide élégante du personnel. Monsieur Untel ne peut pas voir monsieur Machin en peinture? Il sera alors guidé avec tact vers un salon plutôt qu’un autre. Arnys est un espace de liberté pour les libres penseurs de tous bords.

Une fois passé la porte, au rez-de-chaussée, je découvre la Forestière, veste emblématique de la maison, mais également les cravates, les boutons de manchette dont les parties métalliques sont faites en or pour une plus grande tenue dans le temps, les chemises en lin imprimé et bien d’autres éléments du vestiaire masculin.

Boutons de manchette en galuchat Arnys
Boutons de manchette or & galuchat – Photo: Mademoiselle à Paris

C’est au premier étage de la maison que Jean Grimbert me reçoit, pour discuter du vestiaire masculin, de liberté et de bonnes adresses. Bob, fidèle compagnon canin, l’accompagne et s’installe sous un rayon de soleil tandis que nous nous installons autour d’un café, en compagnie de Romain Hulin et Sibylle Grimbert.

Bob, le chien le plus chic
Bob, le chien Rive Gauche – Photo: Mademoiselle à Paris

La force de la maison Arnys tient dans la qualité de ses vêtements, fabriqués dans son atelier. En grande mesure, mesures, essayages et retouches finales rappellent la haute couture féminine. Chaque détail, du tissu aux boutons, est choisi avant la confection. Sur une table, les cols et boutons sont présentés, tandis que sur des portants, les échantillons des chemises attendent qu’on les effleure.

Cols et boutons - Arnys
Cols et boutons – Photo: Mademoiselle à Paris

Tissus Arnys
Choix de chemises – Photo: Mademoiselle à Paris

Rien n’a changé dans la méthode, depuis les origines. Les gestes d’artisan sont toujours les mêmes, répétés avec une infinie patience. Dans les ateliers, la bonne humeur -studieuse- règne et les petites mains de la maison s’affairent, coupant, cousant, repassant. Les rouleaux de tissus nécessaires aux prochaines commandes attendent sagement dans une pièce voisine. Chaque vêtement porte une étiquette, avec le nom de son propriétaire. Même le prêt-à-porter reçoit un traitement digne de la mesure: ourlets, boutons, manches ajustées. Les coutures ne sont pas finies, attendant leur propriétaire pour les ultimes essayages.

Il y a une fausse désinvolture dans les épaules naturelles, sans épaulettes, des vestes de la maison. Le travail de construction du vêtement masculin est précis, pour un tombé impeccable.

Le masculin reste une exactitude

~ Michel Grimbert

Arnys n’est pas englué dans une quelconque tradition, autre que celle des vêtements bien coupés, bien finis. Ils ont été parmi les premiers à faire des costumes en toile de jean, à utiliser le délavé volontaire. Une petite étincelle espiègle éclaire le regard de Jean Grimbert tandis qu’il nous raconte la manière dont les jeunes de son époque délavaient leurs jeans en les frottant au sable sur la plage. Loin des diktats de la mode saisonnière, Arnys laisse sa clientèle influencer ce qui devient sa mode, son vestiaire. Ainsi, le “Français” s’inspire de l’élégance de la terre, avec le velours côtelé, les matières solides comme les aimaient les corps de métiers. Le pantalon taille-haute et le mouvement fluide de la chasuble, du col à l’évasé du bas font également partie de son “ADN” vestimentaire.

A la question “qu’est ce qu’un homme élégant”, Jean Grimbert répond simplement qu’un homme n’est vraiment élégant lorsqu’il s’autorise la liberté d’être lui-même. La “mode” n’est alors qu’un solfège avec lequel composer sa personnalité vestimentaire, selon ses humeurs. “Il n’y a pas de mauvais goût, seulement du non-goût”, et un habillement terne est le signe du non-goût. Aujourd’hui encore, le vêtement reste un signe de démarcation sociale, cependant moins visible qu’autrefois.

Couleur et structure de vêtement sont autant d’indicateurs sur une époque, ce qui se remarque notamment dans les habits militaires :

Une épaule naturelle apparaît dans les époques de liberté tandis que des silhouettes très structurées sont le signe d’un régime plus totalitaire, d’une volonté de contrôler. Il n’est surpris de croiser autant d’étudiants en stylisme que de touristes aux Invalides dans le musée des armées. D’une manière similaire, l’usage de la couleur reflète la position sociale : plus un individu est dominant dans sa hiérarchie, plus son habit se colore. Un homme dans un costume neutre et sombre, avec son look de garde du corps, fait corps avec une masse invisible et laborieuse, dans une volonté de s’intégrer.
La compréhension des désirs inexprimés des clients est profonde et tous ici le montrent dans leur manière de travailler.

Au sein de la maison Arnys, il y a une vraie culture de l’échange et il n’est pas rare de repartir avec une nouvelle information. L’heure avançant, notre conversation s’est tournée vers les nombreuses -et délicieuses- adresses du quartier. Dans la famille Grimbert, on aime les bonnes choses, qu’elles se consomment intellectuellement ou dans une assiette.
Je pourrais passer encore des heures à raconter Arnys mais il n’y a pas de meilleure manière de découvrir cette maison que d’en pousser la porte.

Noeud Papillon Arnys
Noeud papillon en double reps 28 momées – Photo: Mademoiselle à Paris

Arnys est toute entière à l’image de Jean Grimbert, chaleureuse, accueillante.

Après pareille visite, je ne passe plus devant Arnys de la même manière. Chaque client, qu’il vienne pour une cravate ou un costume est accueilli avec la même courtoisie. Au lieu de passer rapidement, je m’attarde devant les vitrines pour regarder les petits changements et quand j’ai le temps, je n’hésite plus à en pousser la porte.

Jean Grimbert en quelques points

Sa veste préférée: La Forestière, créée en 1947 par son père à la demande de Le Corbusier, qui souhaitait un vêtement aux manches tombant juste même lorsqu’il travaillait au tableau. Sa manche inspirée des kimonos permet une grande liberté de mouvement.

FORESTIERE
Veste Forestière – Photo: Arnys

Des marques qu’il aime: Hermès, dont il est ravi qu’ils s’installent en face en fin d’année. Chanel, pour les femmes. Yves Saint-Laurent, également.

Un pays qu’il affectionne: Le Japon. Pays d’origine de son épouse, le Japon est un pays aux multiples facettes. Le passé, le présent et l’avenir sont intimement liés dans le quotidien. Il n’y a qu’à se promener dans Osaka pour faire le plein visuellement.
Les Japonais ont une passion pour l’étude et la maison reçoit occasionnellement des demandes très précises de passionnés qui demandent de menus détails qu’il faut ensuite rechercher dans les archives de la maison.

Une surprise: Le nombre de femmes parmi les clients d’Arnys. Pour ces dames, une boutique séparée pourrait voir le jour.

Une nouveauté: Un imperméable aussi léger qu’une plume.

Pour découvrir Arnys: la cravate d’atelier – Comme son ancêtre des années 30, cette cravate à l’aspect mat, légèrement froissée est fabriquée dans un double reps exclusif à Arnys. Sans aucune doublure, elle est pliée 7 fois avant d’être cousue d’un fil. Pour chaque combinaison de couleur, seuls 40 pièces sont produites, pour garder un esprit d’exclusivité.

Pour affuter votre goût, voici quelques adresses savoureuses que Jean Grimbert a partagées avec nous:
L’Atelier de Joel Robuchon – 5 rue du Montalembert, Paris 7 – Une bonne manière de goûter à l’une des meilleures cuisines français de nos jours. Jean Grimbert aime y aller pour un plat le midi, pour savourer sans se gaver.
Bistrot L’Ami Jean – 27 rue Malar, Paris 7 – De la cuisine du terroir, bien executée et qui tombe juste.
Yen – 22 rue St-Benoit, Paris 6 – Pour leurs soba et la cuisine traditionnelle japonaise
Isami – quai d’Orléans, Ile-Saint-Louis, Paris 4 – Ce restaurant fait partie des meilleurs Japonais de Paris (je ne le qualifie pas de ” meilleur de Paris ” car les amateurs ont chacun leur favori absolu). Une toute petite salle sur les quais de l’Île-Saint-Louis, tenu par un maître sushi qui n’hésitera pas à vous dire ce qu’il pense.

Arnys
14 rue de Sèvres
75007 Paris
tél: +33 (0) 1 45 48 76 99
fax: +33 (0) 1 45 48 84 72
http://www.arnys.fr

Un grand merci à la maison Arnys pour son accueil et à Romain Hulin chez People’s Revolution, pour cette invitation à découvrir une très belle maison.

The name Arnys may not ring a bell for you, but on Paris’ Left Bank, it is a name synonymous with elegance and refined menswear. The house’s only Parisian boutique is located on rue de Sèvres, near the Bon Marché and opposite the location of the future Hermès menswear store. I must have walked hundreds of times in front of the storefront, without ever daring to cross the threshold, impressed by the respectability of the establishment. This didn’t seem to be the kind of store that I could just browse in aimlessly.

I couldn’t be more wrong.

Its story starts in the 1930s. Jankel Grimbert is already a well-respected tailor on the right bank. Elegant menswear is no mystery for him and his two sons are studying when polio strikes young Léon Grimbert and prevents him from completing his medical studies. Once his convalescence over, he decides to set up with his brother Albert, and the brothers convince their father to open a shop in the heart of the left bank. House to the best faculties and schools, the left bank has long been renowned for its rich intellectual life and a perpetual quest for new, different ideas. Other advantage for the young man, he will have no problem seeing his university friends, who are close by. World War II will only postpone the growth of the young house and with peace, clients return quickly.

Arnys soon becomes the central sartorial point of Paris-educated intelligentsia, French and foreigners alike step into the Rue de Sèvres boutique. In the 50s, an old classmate of Léon’s, who can’t find anyone who will host his press conference, asks him if he knows anywhere that would accept to host him. Better yet, replies Grimbert, why don’t you hold it in our first floor? It will go down in history as the first press conference of the North Vietnamese party.

In 1966, Léon’s sons Jean and Michel take up the family business after coming back from England. Under their tutelage, the family tradition continues and expands with the same love of beautiful, well made things, without ever looking for more publicity than that of a very satisfied client base. Today, they are still at the helm of the family business and Jean Grimbert even still composes the displays of the front windows himself.

Between these wood-paneled walls, intellectuals, industrialists and politicians alike come to dress. Yves Saint-Laurent, Pierre Bergé and Paco Rabanne have even been repeat customers. This diverse clientele feels quite at home in the store, and sometimes the first floor is more like an annex of Parliament. Tensions or quarrels are smoothed away discreetly with the help of whip-smart personnel. Mr So-and-So doesn’t want to see Mr This? Not to worry, one will be discreetly whisked away to see shirts while the other is guided to another part of the shop. Arnys stays a haven for free-thinkers of all chapels.

Once inside, I discovered the Forestière, the house’s key jacket, but also ties, cufflinks -made of gold rather than silver, for better durability, printed linen shirts and many other parts of the masculine wardrobe.
It is on the first floor that I meet Jean Grimbert, to learn more about menswear, liberty and delicious new addresses. Bob, his adorable canine companion is with him and while he settles in a ray of sunshine, we settle down around some coffee with Romain Hulin and Sibylle Grimbert.

The strength of this house is all in the quality of its clothing, made on the premises in their atelier. For made-to-measure, measuring, fittings and final touches are similar to haute couture. Each detail, from fabric to buttons, are chosen before tailoring. On a table, collar options and buttons are displayed, while bolts of fabric sleep on a nearby rack, waiting to be awakened by a touch.

Nothing has changed in the method since the beginnings. Nimble hands repeat the same age-old techniques, day after day, with patience and precision. In the ateliers, in a welcoming -albeit studious- atmosphere , the petites mains of the house cut, sew, iron endlessly. Rolls of fabric necessary to the next weeks of order are stored in a small room next door. Each item of clothing bears a label, with the name of its owner. Even ready-to-wear receives VIP treatment, with final adjustments made for hemlines, waists… The extremities are left unfinished on most pieces, until they are purchased and fitted.
There is a fake casual feeling in the padless shoulders of their jackets. The impeccable core construction is precise, almost architectural, to seem so effortless.

Menswear remains an exact work

~ Michel Grimbert

Arnys is not prisonner to any tradition, other than well-cut clothing. They were among the first to use denim for suits and fade effects. A youthful sparkle lights up Grimbert’s eyes as he recounts how he would rub sand on his jeans as a young man, to get just the right wash. Far from seasonal fads, Arnys is influenced by their customers, creating their fashion, their wardrobe. Their Parisian elegance derives from French traditional choices, such as corduroy, solid fabrics as worn by artisans, high waists and the traditional “earthy” labourer mores.

When asked to define an elegant man, Grimbert replies rather simply that a man is never more elegant than when he grants himself permission to be himself. “Fashion” is only the alphabet used to create his sartorial personality. “There is no bad taste, only tasteless” he says, and bland, unremarkable clothing is the sign of having no taste. Today still, clothing remains a social indicator, although not as visible as before.

Colour and structure are indicators of how a society is, as its core, and is most visible in military clothing.
Natural, unconstrained shoulders appear in more liberal times, while rigid, hieratic silhouettes are the sign of a regime that wishes to control. He is never surprised to meet design students at the Invalides museum of armies. Similarly, use of colour reflects the social position: the high up one is, the more colour seems to appear. A man in a dark, neutral suit, looking like a security guard, is expressing his desire to fit in, usually with an invisible army of similar workers.
There is a deep understanding of what men want, in their clothing, among the people working here.

Within Arnys, there is a culture of exchange, and it isn’t rare to leave the store with unexpected information. As time wore on, our conversation turned to the many delicious addresses in the area. In the Grimbert family, good things are appreciated, intellectually or on a plate.

I could spend many more hours telling you about Arnys, but there isn’t a better way to discover them than to step inside. The house is in the image of Jean Grimbert, warm and welcoming to all who enter. Each client, whether here to browse or buy, is met with the same courtesy.

After such a visit, I can no longer walk past Arnys without having a look at the displays, and when I have time, to go admire the latest inside.

A few things about Jean Grimbert

His favourite jacket: The Forestière, created in 1947 by his father for famous architect Le Corbusier, who wanted a jacket he would write on the blackboard in. Its kimono inspired sleeve gives it a perfect drape in any arm position.

Brands he likes: Hermès, whom he is delighted to see settle opposite them. Chanel, for ladies. Yves Saint-Laurent, as well.

A country he loves: Japan, the homeland of his wife. A very diverse country, where past, present and future are present. Walking in Osaka is a visual feast. Japanese people are so passionate about studying subjects of interest that Arnys fans from the country will often send in queries that require research in the house’s archives.

A surprise: The number of female clients that by for themselves at Arnys. A womenswear boutique might be on the cards.

Something new: Their brand new raincoat, as light as a feather.

To experience Arnys’ tradition: the cravate d’atelier – First made in the 30s, this tie is folded 7 times and sewed by a single thread. Thick and matte in texture, it is a beautiful heirloom. For each colourway, only 40 pieces are ever made, making each combination a bit of an exclusive.

To get your tastebuds going, here are a few delicious addresses shared by Jean Grimbert :
L’Atelier de Joel Robuchon - 5 rue du Montalembert, Paris 7 - A taste of fine dining, at a reasonable price. He appreciates going there for a single dish at lunchtime, something that satisfies deeply without stuffing.
Bistrot L’Ami Jean – 27 rue Malar, Paris 7 – Traditional French fare, well executed and well served.
Yen – 22 rue St-Benoit, Paris 6 – Soba and traditional Japanese fare are served here.
Isami – quai d’Orléans, Ile-Saint-Louis, Paris 4 – This restaurant is one of the best sushi-ya of Paris. I wouldn’t say “the best” because each fish fanatic has their own opinion. The owner is behind the counter and never hesitates to let you know what he thinks.

Arnys
14 rue de Sèvres
75007 Paris
tél: +33 (0) 1 45 48 76 99
fax: +33 (0) 1 45 48 84 72
http://www.arnys.fr

Thank you to everyone at Arnys for their welcome and to Romain Hulin at People’s Revolution for this invitation to discover a beautiful fashion house.

Iroisie: l’assiette Terre & Mer de votre peau

Tuesday, May 25th, 2010

Entre Sein et Ouessant s’étend la mer d’Iroise, un petit bout d’Océan Atlantique réputé pour sa dangerosité de navigation mais également pour la richesse de son écosystème. C’est dans ces espaces marins désormais protégés et au patrimoine mondial de l’UNESCO que la jeune marque de beauté bio-luxe Iroisie est allée chercher une partie de ses actifs.

Soin Fermeté Iroisie

Alliant le meilleur de la mer -et non, certainement pas du Coraya- et le meilleur de la terre avec des actifs botaniques de premier choix, la gamme Iroisie comporte une dizaine de produits, tous destinés à combattre les (premiers) signes du vieillissement cutané. Avec Iroisie SPA, leur gamme corps inspirée des soins en institut, la gamme complète (dans un fort joli packaging) est une petite bulle de douceur bio, accessible à partir de 22€ pour l’eau miscellaire pour aller à 45€ pour les soins avancés.

Iroisie Spa

Ayant eu l’occasion de découvrir Iroisie lors du salon 1.618, j’ai adoré leurs textures qui s’absorbent rapidement en laissant la peau belle et une douce odeur. Labellisés EcoCert, tous leurs produits sont pensés avec le respect de l’environnement autant que celui de nos peaux. Des protocoles spécifiques ont été développés pour les professionnels et l’ouverture des premiers spa Iroisie n’est pas loin.

D’ailleurs, les petites veindards tokyoïtes pourront découvrir le premier spa Iroisie chez Isetan dans les mois à venir, ce qui me donne furieusement envie de m’envoler au pays du Soleil Levant pour l’occasion!

Iroisie
http://www.iroisie.com
A acheter en ligne sur http://boutique.iroisie.fr/

Between Sein and Ouessant lays the Iroise sea, a small speck of the Atlantic Ocean, feared for its perilous navigation and famed for its beautiful and diverse ecosystem. It is in those UNESCO-protected marine areas that young bio-luxury brand Iroisie has found the active ingredients for its range of high quality creams.

By choosing the best of the sea and the best botanical extracts, Iroisie’s offering has a dozen products, all destined to help one’s skin fight off the first signs of premature aging. Along with Iroisie SPA, its professional-but-at-home range of body products, the range stays accessible, starting at €22 for a facial wash and going up to €45 for more advanced treatments. Packaging and conditionning are beautiful too.

Having had the opportunity to try some of the range during 1.618, I love their textures and scents, with products that absorb quickly and leave only a hint of themselves behind. Spa rituals have been developped for professionals, signifying that the opening of the first Iroisie spas aren’t too far off in the future. They are fully Eco Cert certified so this is good news in a bio-famished spa-scape.

Speaking of which, lucky Tokyoites will be the first to try the Iroisie spa as it opens exclusively at Isetan in a few months. Yet another reason to make me want to visit the land of the rising sun!

Iroisiehttp://www.iroisie.com
And buy online in their e-boutique http://boutique.iroisie.fr/

1.618 Le luxe toujours durable, et le shopping du weekend.

Friday, May 7th, 2010

La seconde édition du salon du luxe durable se tient à partir de demain au Palais de Tokyo. Les visiteurs sont invités à voter pour le design qui leur plaît le plus et à l’issue de ce vote (lundi soir, 17h30), un prix sera decerné au gagnant… Des lots sont également à gagner pour les votants.
A ne pas manquer: Regazzi Ornementali, Atelier Flou, Iroisie, 2moss, Commuun… mais aussi des têtes connues comme Valentine Gauthier ou Maison Absolution.
1.618 Sustainable Luxury – 6 au 10 mai 2010 – Palais de Tokyo

1.618 Sustainable Luxury
1.618 – Une exposition de talents à ne pas manquer

The second edition of the sustainable luxury exhibition is held from tomorrow at the Palais de Tokyo. Visitors are requested to vote for the most innovative design and the prize giving will take place on monday evening… Prizes are also to be given out to those who participated in the voting.

Do not miss: Regazzi Ornementali, Atelier Flou, Iroisie, 2moss, Commuun… but do also visit well known loves Valentine Gauthier & Maison Absolution.
1.618 Sustainable Luxury
– 6 to 10 may 2010 – Palais de Tokyo

Mais si vous souhaitez succomber aux sirènes de la consommation, voici quelques plans shopping:

Après ce weekend, on ne Viens dans mon Dressing jusqu’en 2011!!

Braderie créateurs au 23 rue Bichat: Messieurs, c’est le moment de faire le plein de mjölk, blaak, Meilleur ami. Mesdames, Anne Fontaine et bien d’autres propositions vous attendent. Chèques ou espèces uniquement!

Sabbia Rosa

Saturday, January 30th, 2010

Boutique Sabbia Rosa

Une tenue se construit comme une maison. Sans de bonnes fondations, il n’est pas sûr qu’elle réussisse. Sabbia Rosa est rapidement devenue ma destination favorite pour mes besoins en dessous.

Derrière ces petits riens de soie, il y a les mains de Monette Moati qui travaille soie, coton et dentelles de Calais pour façonner sous-vêtements, nuisettes et combinaisons. Dans sa boutique boudoir, chaque cliente est reçue comme une princesse et il n’est pas rare de voir une tête connue sortir de là, un discrèt petit sac crème et vert à la main.

Sur-mesure ou modèles présents en boutique, les possibilités sont infinies. A partir de €80 pour un soutien-gorge.

Without the perfect underpinnings, an outfit wouldn’t be complete. My favourite purveyor in Paris is Sabbia Rosa, located in the trendy 6th. Sabbia Rosa is my go-to shop for underthings.

Behind those slips of silk, there is Monette Moati who uses the best silks and Calais lace to create underwear, slips and other sexy items. In her boudoir of a boutique, each client is a princess and some famous faces (or rather curves) who have been seen exiting the store, a telltale cream and green bag in hand.

Made-to-measure or creations already there, possibilities are infinite. From €80 for a bra.

Sabbia Rosa
73 rue des Saints-Pères
75006 Paris
01 45 48 88 37

Suivez l’étoile de Corto

Tuesday, December 29th, 2009

Corto Moltedo… Non, ce n’est pas le dernier cocktail à la mode ou un fils caché d’Hugo Pratt mais un créateur de sacs à mains en bonne voie de devenir cultes.

Corto Moltedo Priscilla Bag

Le nom de Gabrielecorto Moltedo ne vous dit peut-être rien mais Bottega Veneta, surement. Maison de luxe italienne en perte de vitesse dans les années 90 et remise sur pied par Giles Deacon au début des années 2000, l’”Atelier Vénitien” (Bottega Veneta, en italien) est connue pour son cuir luxueux, tressé de manière distinctive. Deacon marque, sous la houlette de Laura Moltedo qui l’a choisi, un tournant décisif dans l’histoire de la maison, cédée depuis au Gucci Group.
Dans ces conditions créatives, il était presque normal que le fils de Laura et son époux (name) se lance en 2004, agé d’à-peine 26 ans, dans les accessoires en cuir sous le nom Corto Moltedo.

Lego Hobo, Susan Clutch et Sailing Shopping by Corto Moltedo

Fabriqués en Italie dans sa propre fabrique, chacune de ses pièces raconte une facette de la personalité de son créateur: cassette des années 80, sac Daft Punk, cuirs holographiques, galuchat mais aussi anguille sont de la partie pour des collections pop-art et tellement trendy.

Ami des Arts au sens large, Corto aime également à collaborer avec d’autres créateurs, comme par exemple son Sunday Bag avec Tom Binns (une Susan décorée de Jésus descendus de leur croix, avec une grappe de croix en guise de pampille) ou des oreilles de Minnie pour une soirée du Parc Disneyland. La sélection musicale de la boutique mettrait d’ailleurs pas mal de bars à mal!

Adorés ou détestés, ses sacs ne laissent pas indifférent, par leur côté provocateur ou neo-vintage. Critiqué par certains comme étant trop proche des formes de Bottega Veneta (notamment pour Susan), le style Corto est avant tout dans le détail: fermoirs, chaînes travaillées et cuirs comme le cuir Energy de nos ornements de Noël.

Pour fêter le cinquième anniversaire de sa marque, Gabrielecorto ouvre sa première boutique en janvier dernier dans le cadre raréfié des Jardins du Palais Royal. Entièrement dessinée selon ses goûts, cet espace est aussi un espace créatif dont Federico Uribe signe l’installation du plafond avec ses poissons-pinceaux et raclettes.

Panorama boutique Corto Moltedo

Toute la boutique est conçue dans un esprit shabby chic, avec du bois recyclé mais des poignées en cuir, un atelier de présentation des sacs luxueux.

Son logo, le C et l’étoile, se retrouvent sur chaque pièce, tissés dans la doublure ou en guise de fermoir sur la pochette Susan, qui est l’une des pièces emblématiques de la boutique, disposée dans ses infinies variations sur deux murs.

Portefeuille Corto Moltedo en anguille

Quant à moi, j’ai craqué pour un nouveau portefeuille, en anguille vert-turquoise et au fermoir en ruthénium. 8 emplacements cartes, 1 compartiment à billet et 2 compartiments zippés pour les pièces, que demander de plus dans un format aussi compact?

Interieur porte-monnaie Corto Moltedo

Compartiment à cartes porte-feuille Corto Moltedo

D’ailleurs, saviez-vous que la pochette M-dolla de Madonna avait été faite par Corto Moltedo et qu’on retrouve Corto Moltedo discrètement au bras de bon nombre de stars et starlettes comme Dita Von Teese, Anjelica Huston, Lindsay Lohan, Jade Jagger, Claudia Schiffer ou encore Sharon Stone.

Deux sacs à voir absolument:

  • Le Priscilla, pour celles qui aiment les sacs Balenciaga City, Day… une nouvelle option rock-chic dans un sac qui joue aux Transformers d’un pliage astucieux.
  • Le Susan, pour celles qui aiment les petites pochettes pour porter deux ou trois choses.

Corto Moltedo, déjà en voie d’être culte, est disponible à Paris dans sa boutique mais également les concept store pointus du monde entier: On Pedder (Hong Kong), Browns (Londres), Isetan (Tokyo), Etoile (Dubai), Podium (Moscow), Luisa via Roma (Rome)…

Corto Moltedo… This is not the name of a new cocktail or a hidden son of writter Hugo Pratt -author of Corto Maltese- but the designer of the next It Bag.

The name Gabrielecorto Moltedo might not ring a bell but I am sure that you know of Bottega Veneta, the illustrious Italian leather powerhouse which revived to great critical claim in the early 2000s. Giles Deacon was the creative mastermind behind this revival, handpicked by owner Laura Moltedo, who had fallen in love with his photographic work.
It was almost a natural step for Laura’s son to follow in the family’s footsteps. But lest you wonder if this is yet another “son of” story, any parallels to Bottega stop here.

Launching his own line in 2004 under the name Corto Moltedo, the young prodigy went on to make his own mark in the world. Edgy and modern, Corto Moltedo’s pieces leave an impression. A child of the 80s, the designer has worked the classic cassette into a clutch, Daft Punk into a bag and the punk-rock inspirations into chains for an otherwise very-ladylike little clutch called Susan.

For the brand’s fifth anniversary, he opened his first boutique in Paris last January, among the serene colonades of the Jardins du Palais Royal. Designed to his specifications, the store is a creative laboratory and also features an installation by Federico Uribe on the ceiling, a school of fish out of painting implements. Shabby Chic in inspiration, recycled wood and leather handles showcase the exquisite handbags to perfection.

Pop-shock colours, like holographic leather Energy, or galuchat and eel skin, none of his choices are expected -or boring. Made in Italy in his own factory, Corto’s pieces are edgy but with the staying power of any luxury brand.
Corto is also a friend of the arts, pop or otherwise, with a musical selection to the store that would put many a-club to shame and collaboration with others such as Tom Binns (for a Sunday Bag Susan, made with Jesuses and crosses) or a pair of Minnie ears.

My little indulgence? The classic wallet, in turquoise eelskin and ruthenium. With 8 card slots, a large billfold and 2 zippered coin compartments, it has room to spare for my daily needs.

His bags might not yet be mainstream fodder but they have been garnering press and celebrity endorsment of the right kind: seen in the hands and the arms of leading ladies, like Madonna with her M-dolla clutch (variation on the mini cassette clutch).

Iconic bags to check out:

  • the Priscilla, if you love the Balenciaga motorcycle bags, you’ll love this new take on rock-chic with a bag that transforms from a clutch to a shoulder bag, to a handheld with one flip of its flap.
  • the Susan, if you’re a clutch girl. Different strap options and a jewel-like closure make this a decent alternative to any rigid box-clutch, the BV Knot included.

Corto Moltedo
Jardins du Palais Royal,
146-148, Galerie de Valois,
75001 Paris
T: +33 (0)1 49 27 97 91
http://www.corto.com

Sex, toujours in the City!

Sunday, December 27th, 2009

Les filles sont de retour après deux ans d’absence. Evidemment, le spectre du “2″ de mauvaise qualité planne. Etait-il vraiment nécessaire de faire une suite? Je n’avais pas aimé le premier film et j’ai de grands doutes pour le second, hormis son côté shopping visuel.

Sur les notes de “Empire State of Mind”, le trailer commence par une vue aérienne de New York. En tout cas, une chose est certain, la ville est bien le cinquième personnage de la série.

Quant à la mode, elle est toujours omniprésente dans sa version luxueuse. Carrie porte une robe Halston et une pochette Chanel dorée, ainsi que des lunettes Mykita & Bernhard Willhelm et un collier de Solange Azagury-Partridge. Rien de surprenant vu sa nouvelle adresse mais une petite surprise, pour celles qui ont lu les promesses de faire attention à la récession de SJP.

Et un gros choc à l’horizon, Manolo n’est plus l’unique amour de Carrie! Louboutins (ils auraient dû mettre Louboutins de JLo en bande son) et les Tribute de YSL sont également de la partie.

Brunch avec les filles, virée dans le désert, tenues sans cesse différentes, voila le petit joyau des salles obscures, promis au mois de mai aux US.

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The girls are back, after two years of absence. Of course, the bad sequel spectre is hanging around SATC2. I can’t help but wonder, was a sequel truly necessary? I hadn’t liked the first movie and I have high doubts on my appreciation of the second one, visual shopping aside.

The trailer opens on “Empire State of Mind” and an aerial view of New York. One thing is for certain, the city truly is the fifth cast member.

Fashion-wise, Carrie is up to her old tricks. Along with what looks like her new upmarket address, Carrie is wearing a Halston dress, a gold Chanel clutch and Mykita & Bernhard Willhelm sunglasses and a Solange Azagury-Patridge necklace. Way to go recession-friendly in your choices, SJP!

The biggest shock of all is that Manolo is no longer Carrie’s one and only (and I’m not talking Big here). Louboutins and YSL’s Tributes are also featured. Perhaps they should have put JLo’s Louboutins as soundtrack?

Brunching, travelling to Morrocco, a catwalking, this little gem is planned for May in the US and quite possibly some time later here.

L’affaire Von Rosen

Sunday, December 20th, 2009

Von Rosen clothingUn pli arrive, vous l’ouvrez. A l’intérieur, une invitation très exclusive, à votre nom. Un discrèt signe de reconnaissance, à vos initiales. Vous êtes arrivé dans un cercle très fermé.

Un cercle de jeu? Un cercle de conspirateurs? Non, seulement un cercle d’amateurs de matières luxueuses et de coupes bien pensées, sous la houlette de Von Rosen.

Sa marque de fabrique? Le sceau Von Rosen, frappé de vos initiales, est présent sur tous les articles de la collection. Cachemire, cuir et soie, les matières sont luxueuses, les coupes sont modernes mais classiques.

Berlinoise d’origine, la marque fait fabriquer ses pièces en Italie. David Von Rosen, le jeune créateur -- 33 ans à peine -- de cette marque exclusive, retourne les codes du luxe en estimant qu’au même titre qu’une clientèle exigeante choisit ses pièces, une marque exigeante se doit de donner une certaine exclusivité à sa clientèle. Le résultat est Von Rosen, la première marque sur invitation, achetable uniquement une fois que vous avez été acceptés sur le site, seul point de vente.

Un concept et des modèles d’ors et déjà récompensés par des red dot awards, quelques semaines seulement après le lancement allemand. Elle a également été distinguée par Vogue TV dans son édition d’hiver, pour sa robe en soie, notamment, que je trouve sublimement élégante.

Pour vous faire inviter, il faudra vous fendre d’un mail pour vous présenter et demander votre code d’accès. Et vous, aurez-vous le calibre pour entrer dans l’univers de Von Rosen: http://www.vonrosen.com/ ?

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An unmarked envelope arrives, addressed to you. Inside, an invitation with a mysterious oval signet on it. A code gives you access to a secret address.

Have you gotten yourself into some sinister plot or the latest underground speakeasy?

No, you have been invited to discover a world of luxurious yet understated elegance, hosted by the Von Rosen brand. Calling from Berlin, all their wares are designed in Germany, made in Italy and very elegant. Its only branding is the Von Rosen oval signet, which will be engraved with your initials upon purchase, making it exclusively yours.

Classic cuts, luxury materials has made VONROSEN the go-to brand of a discrening crowd, resulting in its winning of two red dot awards, as well as numerous mentions in fashion press (including in Vogue Germany’s Winter Highlights).
Since its launch in Germany, thousands of requests have been recieved (a fraction of which were accepted) and VONROSEN has recently expanded to the US and the UK, to great acclaim.

David Von Rosen, the brands creation, has taken the concept of luxury one step further. In a world where true luxury now lies in exclusivity rather than high ticket items where the only obstacle is the pricetag, VONROSEN requires being invited to the website in order to purchse. To be invited, one needs to send a request, presenting themselves. An old-fashioned approach that relies on personal merit (or a good name) rather than fortune.

Inside, the pricetags start around €140 (£120) and I must say that I’m rather taken with the silk dress that was selected by VOGUE, ever since I had the good fortune of seeing it in person.

As with all things selective, invitations are limited, so if you would like to be considered, head over to http://vonrosen.com and follow the sign. Will you have what it takes to become part of the VONROSEN?

{Concours} Jo Malone et l’art du fragrance combining

Tuesday, December 15th, 2009

Dimanche dernier, Mademoiselle H et moi étions invitées chez Jo Malone, rue Saint-Honoré pour découvrir l’art du fragrance combining. La météo n’était pas de la partie et c’est sous une bruine glaçante que nous sommes arrivées devant la boutique toute éclairée.

Fini le jour tombant et la pluie, une fois la porte refermée derrière nous, nous voici dans un univers crème et noir aux senteurs à la fois exotiques et familières.

Boutique Jo Malone St Honoré - Noël 2009

Sylvie, directrice de la marque, nous attendait au salon de l’étage avec quelques douceurs typiquement anglaises, dans un décor sobre et chic qui, nous explique-t-elle, est le reflet de l’intérieur de Jo Malone elle-même.

Une seule chose manquait, un feu crépitant dans la cheminée décorative. Une fois comfortablement installées et les présentations faites, nous avons pu nous détendre autour d’un bon thé -ou d’un jus de pomegranate, sentant déjà que nous étions entre de bonnes mains. Les discussions sur le fragrance combining pouvaient commencer.

Derrière ce nom un peu complexe se cache un moyen de personnaliser sa signature olfactive, ce petit je-ne-sais-quoi qui rend un sillage inoubliable. N’avez-vous jamais entendu la remarque “Oh c’est ça ton parfum, ma mère porte le même, j’adore!”? Ou peut-être avez-vous trouvé un parfum que vous adoriez, pour vous rendre compte que 3 de vos collègues le portaient aussi?

Pour Jo Malone, cette idée de parfum ne lui plaisait pas. Dans chaque note olfactive, elle trouvait un moment, un souvenir. Pour redonner vie à ces instants évaporés, elle n’a pas créé de jus ultra-complexe mais une palette de senteurs contenant une à deux notes dominantes.

Jo Malone - Noël 2009

C’est ainsi que la gamme de parfums Jo Malone est née, rapidement déclinée en huile, bougies, crèmes… 20 senteurs -et une 21ème en préparation qui ravira les amateurs d’expresso et dont nous vous livrerons les détails prochainement. Pour s’y retrouver et créer un parfum qui vivra selon vos envies, les conseillères de Jo Malone vous guideront lors de vos visites.

En choisissant une note de tête, note de coeur et note de fond, chacune dosée à l’envie, votre parfum prend forme. Pas de mélange à réaliser, il n’y a qu’à utiliser les vaporisateurs, ou superposer un parfum et une crème. Les combinaisons sont sans fin.

Mes préférés du moment? Pomegranate noir réhaussé d’une touche de Wild Fig & Cassis. Mais je suis en train de me découvrir une passion pour Vanilla & Anise!

Le même principe de fragrance combining s’applique aussi aux parfums d’ambience, qui peuvent varier selon les saisons: parfums chauds rappelant l’odeur du parquet et des feux de cheminée pour l’hiver, senteurs d’agrumes et souvenirs de sièste en été. D’ailleurs, saviez-vous qu’il suffit de laisser brûler une bougie une vingtaine de minutes pour obtenir le maximum de parfum? Ensuite, c’est du gâchis!

N’hésitez pas à prendre rendez-vous pour un moment de pure bonheur: le massage des mains. Comfortablement installée sur un siège, vos mains seront exfoliées, massées et enduites de crème… Je vous met au défi de ne pas vous sentir détendue à vous endormir.

http://www.jomalone.fr/

{Concours}

Comme les meilleurs souvenirs sont ceux qui se partagent, nous vous avons réservé une surprise avec la complicité de l’équipe de Jo Malone: un coffret White Jasmine and Mint, comprenant une Crème pour le Corps 175mL et un Gel Douche 250mL (valeur: 100€)

Coffret White Jasmine & Mine Jo Malone

Pour tenter votre chance, rien de plus simple, une simple question dans les commentaires. Pour moi, ce qui me fait le plus penser à Noël, c’est cette odeur de froid qui descend d’un coup et semble nettoyer l’air, mélangée au parfum des marrons qui grillent à tous les coins de rue sur les réchauds des vendeurs à la sauvette.

Et vous, quelle est l’odeur qui vous fait le plus penser à Noël?

A vos souris, je ferme les commentaires le 20 décembre à minuit. Un(e) gagnant(e) sera tiré(e) au sort dans la journée du 20 décembre, grâce à random.org

Mademoiselle