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Ute Ploier A/W 2010

Tuesday, January 26th, 2010

Ute Ploier A/H 2010 Paris
Photos: Mademoiselle à Paris

L’Autrichienne Ute Ploier nous a présenté un mélange rafiné de plaid, de mohair légèrement ébouriffé et de tweed. En mélangeant pantalons de costume larges en laine légèrement brillante à des hauts structurés, elle a donné une dimension de “jour de relâche” à ce qui semble être la garde-robe d’un homme sérieux.

A noter, les gants en cuir et les colliers abstraits en accessoires qui contrastent avec l’utilisation du mohair.

The Austrian designer Ute Ploier showed a refined mix of plaid, fluffed out mohair and tweed. Pairing billowy trousers with a slight sheen to structured tops, her fall/winter 2010 collection gives the impression of a man off-duty who wants to dress down comfortably without being too casual.

Our notes: Leather accessories and abstract metal necklaces to contrast with the fluffed out mohair.

Ute Ploier A/H 2010 Paris
Photos: Mademoiselle à Paris

Paris Fashion Week: Damir Doma A/H 2010

Sunday, January 24th, 2010

Le défilé Damir Doma d’hier soir est sans doute l’un des plus courus de cette semaine de la mode masculine. Des centaines d’invités se sont massés aux portes du Garage Turenne pour voir le prodige.

Arrival se dévoile, une vision venue d’un autre monde. Il est clair que dès les premiers pas, l’idée directrice  de cette collection ne vient pas de notre petite Terre ennuyeuse.

Damir Doma A/W 2010
Photo: Ernest Aregall

Sont-ce les uniformes d’un ordre monastique ou ceux d’une armée de samourais futuristes? J’ai même détecté un soupçon de Sherlock Holmes dans les lunettes d’intello portés par certains mannequins. Manteaux over-size, motifs à la limite de l’abstraction, fédoras et turbans, chaque détail contribue à un univers visuel cohérent.

Et en bon film, deux femmes ferment le défilé, pour annoncer la suite, la présentation de sa première collection femme, en mars.

A suivre…

Final défilé Damir Doma A/W 2010
Photo: Ernest Aregall

The Damir Doma presentation last night was one of the best of this Fashion Week, turning the tables on everything we had come to expect. Even the rather classic Garage Turenne seemed a completely different place. If the crowd that gathered in record time is anything to go by, it appeared that Damir Doma is one of the hottest newcomers of the season.

As smoke filled the stage, it was clear that wherever vision had prompted the creation of these looks, it didn’t originate on boring old Earth. Arrival is an apt title for this exciting collection.

Are those the uniforms of some monastic order? Those of an army of warriors? There was even a sprinkling of Sherlock Holmes in the intellectual glasses sported by some models. Over-size coats, larger than life patterns, Fedoras and turbans, the elements were diverse but formed a cohesive narration.

In true blockbuster fashion, women finished off the show, foreshadowing the presentation of his first women’s collection in March.

Watch this space.

Paris Fashion Week: Tillmann Lauterbach A/W 2010

Sunday, January 24th, 2010

Tillman Lauterbach A/W 2010
Photo: Ernest Aregall

Né en Allemagne, Tillmann Lauterbach est un créateur typiquement Européen, car il a grandi un peu partout en Europe, d’Ibiza à Paris. Ses silhouettes en tirent une décontraction élégante en formant une garde-robe de tous les jours qui ne perd rien en individualité malgré ses éléments communs.

Imprimés abstraits, chemises et vestes sans col, pantalons raccourcis et structurés, leggings en laine s’assortissent à des options plus classiques comme le jean indigo.

Une palette à dominante beige et verte est réveillée par les coupes et des accessoires comme la gamme de sac. A noter, les bijoux par la gagnante de l’ANDAM 2009, Ligia Dias.

En backstage, après le show, au milieu des congratulations, Feride Uslu, maquilleuse aux airbrush agiles, pouvait être trouvée en train de retoucher l’une ou de décorer l’autre.

German-born Tillmann Lauterbach is the epitome of the European designer, having grown up all over Europe. His silhouettes are excellent for every day, but they are by no means boring. Abstract prints, collarless shirts and jackets, structured trousers and wool leggings form the base of a wardrobe of near-infinite combinations.

Beige and green dominated the palette. But what really popped out to me was the bag range which featured roomy, practical totes, in gold leather or the beautiful abstract print. To be noted, accessories are by ANDAM 2009 winnter Ligia Dias.

Post-show, amid the congratulations, make-up guru Feride Uslu officiated with her airbrushes, taking time to retouch or adorn various faces.

Les Mod Men de Kenzo – A/W 2010

Sunday, January 24th, 2010

map kenzo aw10 toycar
Photo: Ernest Aregall

La presentation Kenzo de ce matin a été le haut point de ma journée, malgré la pluie glaciale qui s’est invitée pour la journée. En arrivant place des Victoires, nous avons croisé un grand nombre de DS. Une coincidence étonnante étant donné que l’invitation en bois pouvait être montée en petite voiture. Devant la boutique Kenzo, une ambiance électrique nous attendait. Des spots géants illuminaient la place, ce qui étonnait beaucoup mais j’ai eu l’impression qu’il allait se passer quelque chose de formidable.

Le défilé a commencé au son des klaxons de Citroën.

Antonio Marras s’est clairement inspiré des années 50 et chacune des silhouettes semblait sortie tout droit d’un film de Tati. Pantalons hauts, vestes près du corps étaient assorties de chandails épais et imprimés, accessorisés avec des sacs oversize ou des parapluies.

Il y a quelque chose de joyeux et d’optimiste dans cette collection que je n’ai ressenti nulle part ailleurs.

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Photos: Mademoiselle à Paris

L’homme Kenzo est un bon garçon qui aime les belles matières mais n’hésite pas à s’encanailler en mélangeant les genres, les textures et avec du denim ou des Doc Martens -en parfait état, il n’est pas punk. Il y a toujours un petit détail élégant: l’assortiment pochette, sac et chaussettes dans un rouge tomate tirant vers le rouille ou des chaussettes argyle visibles et colorées.
Il est de toutes les sorties, prêt pour toutes les occasions.

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Photos: Mademoiselle à Paris

S’affranchissant de “l’écran”, le final a eu lieu dehors, sur la place des Victoires. Accueillis par les mêmes DS répérées à notre arrivée, les mannequins ont fait le tour de la place. Une scène inspirée de “Traffic” (Tati, 1971), avec ses vrais faux-gendarmes pour faire circuler tout ce petit monde.

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Photos: Mademoiselle à Paris

Une fois de retour dans le bus Kenzo, le calme est revenu progressivement. Invités et passants émerveillés ont regardé ce chaos soigneusement orchestré, jusqu’à ce que le 21ème siècle nous rattrappe et nous laisse avec nostalgie mais un sourire.

Kenzo’s presentation was the highlight of my day. As we pulled up towards Place des Victoires, we passed a long line of Citröen DS vintage cars. Was it a coincidence that the Kenzo invitation featured a push-out model of the same car? Despite the freezing rain, there was an electric ambience outside the Kenzo store. Huge spotlights were turned outwards, which seemed strange to many but we had a feeling that something very cool would happen.

The show started amid the honking of cars.

Designer Antonio Marras clearly drew inspiration from the 50s and every model seemed to step out of one of Tati’s movies. High-water trousers and tight jackets were paired with grandfather cardigans and smart prints, accessorised with large bags or umbrellas.
There was something incredibly optimistic and happy about the whole collection.

There was something inherently cheeky about these silhouettes, be it the socks that spiced up a serious looking suit, or the invisible dandyism of having matching pocket, bag and socks in a russet red. The A/W 2010 Kenzo man is a good boy who wants to keep a great closet but isn’t averse to roughing up the establishment with a mix of different weaves or pre-punk Doc Martens and denim.

He is ready for anything, from Friday afternoon work, through Saturday night’s concert to Sunday’s inevitable drive to the parents, with a pair of sunglasses to hide the tiredness of a great-n-late night.

Bursting suddenly through the unspoken 4th wall of fashion shows, the boys quickly headed outside, greeted by a circling motorcade of the same Citroën DS cars that we had spotted earlier. In true cinematic fashion, the finale was a re-interpretation from “Traffic” (Jacques Tati – 1971), complete with vintage cars circling place des Victoires and period-exact gendarmes to direct traffic.

Once the cheeky Brit boys -we imagined they had come over for a trip to France- had gone back into their awaiting Kenzo bus, order was restored and we all returned to the 21st century. With nostalgia and a smile on our faces.Round and round they went until Messieurs les Gendarmes intervened, to the delight of passerbies and the presentation’s guests. In a happy chaos, the show ended, leaving all with a bit of nostalgia and a smile on our faces.

Paris Fashion Week: Walter Van Beirendonck Au 2010

Saturday, January 23rd, 2010

Walter Van Beirendonck A/W 2010

Walter Van Beirendonck A/W 2010

Walter Van Beirendonck A/W 2010
Photos: Ernest Aregall

Walter van Beirendonck nous emmène dans la boîte à jouet des garçons avec leurs petits jeux de guerre, Let’s play a W-game. Panoplie oversize, armes-jouets, couleurs pop et tweeds de Papa, tout y est. Les accessoires sont à noter, entre les chaussures réhaussées d’un trait fluo au talon et les sacs/poches en forme de lettres et de bombes.

Pour le final, jouets contre joueurs. Dans le camp des premiers, les têtes géantes, les montures intégrées aux vêtements.

Walter van Beirendonck’s A/W 2010 presentation is a trip through the dreams of little boys, made of toy guns, make believe wars and plenty of picking through Dad’s closet. Some improbably cute sweaters and accessories stalked down the runway.

In the finale, the toys finally rebel and confront their tormentors, on the backs of their trusty mounts.

Men’s Paris Fashion Week: Smalto – Automne/Hiver 2010

Friday, January 22nd, 2010

Défilé Smalto Automne/Hiver 2010
Photo: Ernest Aregall

L’homme Smalto a une garde-robe pour toutes les occasions mais n’est jamais endimanché. Au quotidien, il lui suffit d’une simple veste en cuir gris pour donner un air aventureux.

Défilé Smalto Automne Hiver 2010
Photo: Ernest Aregall

Même le dimanche, il est habillé par un détail, comme ici, les chaussures, tout en étant dans une tenue sexy-cool, un brin négligé.

Défilé Smalto Automne-Hiver 2010
Photo: Ernest Aregall

Celui-ci me fait penser à Dan Humphrey (oui, je suis en pleine crise de manque). Un peu artiste, très impertinent mais toujours élégant.

The Smalto man has a top-notch wardrobe but doesn’t dress stuffy. This gorgeous grey jacket dresses up any outfit and looks just the right side of adventurous with chinos and boots.

Even on Sundays, he will favour something more relaxed but still with the odd dressed up details: his shoes are perfect.

This last one makes me think of a grown up Dan Humphrey (yes, I am in the throes of GG withdrawal syndrom). A little arty, cheeky but still very elegant.

Men’s Paris Fashion Week: Juun.J – Automne/Hiver 2010

Friday, January 22nd, 2010

Défilé Juun.J Automne-Hiver 2010
Photo: Ernest Aregall

Les défilés masculins sont le signe du début d’une saison de mode. Après Milan, Paris a débuté aujourd’hui et j’ai pu me rendre au défilé Juun.J. Intitulé Hidden, cette collection était présentée au Garage Turenne.

Le discret coréen connu comme “J” est l’une des stars montantes de la mode masculine. En couverture du Figaro, du Vogue Italy et du très vénérable International Herald Tribune, vanté comme un “créateur à mettre sur son radar” par STYLE.com et, accolade suprême, Karl Lagerfeld en total look en clôture de défilé, ce diplômé d’Esmod Séoul a également gagné l’édition 2009 du Samsung Fashion and Design Fund, l’équivalent coréén de notre ANDAM.

Défilé Juun.J Automne Hiver 2010
Photo: Ernest Aregall

Tailored cuts, oversized lapels and pockets, luxurious looking snoods: my impression was of a modern lone ranger, carrying everything he needs for 2010’s hidden frontier. There was a whiff of Hermès in the work and as I thought it, I overheard it whispered from somewhere behind me.

Poches et revers géants, matières de luxe, coupes ultra-travaillées, la collection Hidden m’a donné l’impression d’un nouveau western, mode cowboy solitaire dans la ville. Serait-ce les sacoches de selle en guise de poche qui m’ont donné cette impression Hermès-esque?

Défilé Juun.J Automne Hiver 2010
Photo: Ernest Aregall

J n’a pas seulement créé des vêtements, il a également créé un mode de vie, avec des accessoires soignement choisis… dans d’autres marques.

Cette saison, Christophe Coppens officie aux couvre-chefs: des zips cachés (hidden, hihi) permettent de les transformer à l’envie. Pour le finale, une série de doudounes et pulls en duvet sont réhaussés d’un imprimé exclusif de rivets créé avec Ground-Zero. Détail, certains de ces rivets imprimés sont de vrais rivets dorés.

Les baskets sont l’oeuvre du créateur shangaien Kiroic. Ethiques et de qualité, elles se transforment ou révèlent des sous-chaussures.

Men’s Fashion Week is a special moment: the unofficial mark of Fashion Season. Milan sounded splendid and now Paris is off with a bang: Juun.J’s presentation at the Garage Turenne was entitled Hidden.

Now, the discreet Korean “J” is one of the hottest rising stars of menswear. Le Figaro, Vogue Italy and the International Herald Tribune have given him cover space, STYLE.com calls him “a designer to watch” and Karl Lagerfeld was so impressed with the Seoul Esmod alumni that he took to the runway in Juun.J. Further accolade was received when J won the Samsung Fashion and Design Fund in 2009.

J doesn’t just create clothes, he curates a lifestyle and narative thread around his brand: accessories play a crucial part, from sunglasses to electronica.

For this autumn-winter presentation, J collaborated with Christophe Coppens for avant-gare takes on the classic fedora and newsboy cap. Hidden zippers make for a transformable look.

For the finale, no Karl Lagerfeld this time but a collection of down coats, of an exclusive print by Juun.J and Ground Zero. Studs printed on them may look like the real thing and hidden among the print, there are real gold ones.

Shanghai-native Kim Kiroic’s brand Kiroic provided ethical and high quality sneakers. Keeping in the Hidden theme, they were as transformable as all the other accessories.

www.juunj.com

Mademoiselle