Kenzo Hommes – Printemps-Ete 2011
Thursday, July 1st, 2010L’invitation était en forme de carnet de voyage et samedi matin, les passagers étaient nombreux à l’embarquement. S’inspirant du voyage qui emmena le jeune Kenzo Takada de Tokyo à Marseille en 1964, Antonio Marras a imaginé un voyage de Paris à Tokyo pour un artiste prêt à la découverte.

Inspirations portuaires, vestes et pantalons très français, marinières rayées et berets, dans des tons de bleus (Klein) et crème, cèdent petit-à-petit le pas à leurs descendants matinés d’Est, utilisant des tissus artisanaux ou subtilement décorés de paysages ukiyo-e. Blanc, camel, beige et bleu tiennent la vedette, tout en laissant la place aux associations colorées. Les subtilités de l’habillement japonais sont suggérés plus que transcrits, ce qui évite à la collection de prendre un ton folklorique. A l’ère du 2.0 et de la vitesse, l’été 2011 de Kenzo chemine sans précipitation au long de sa narration, qui s’agrémente de touches de couleurs éclatantes, comme autant de souvenirs vivaces; un voyage distillé autant dans les tenues aux multiples couches que dans les accessoires aux lignes de baggages à main, et pour lequel la destination importe moins que les routes empruntées.

Quelques femmes étaient du voyage, comme Hannelore Knuts, et Marras leur avait demandé de choisir elles-mêmes les pièces qu’elles porteraient sur le podium. Une belle manière de briser les codes et de montrer l’universalité de ces tenues, et par là refléter les chemins qu’Antonio Marras a sans doute empruntés pour assimiler l’identité Kenzo et en devenir maître.

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The invitation was in the shape of a travel notebook, and last saturday morning, passengers were plenty at boarding. Inspired by the trip that brought young Kenzo Takada from Tokyo to Marseille, then Paris in 1964, Kenzo designer Antonio Marras imagine a return trip from Paris to Tokyo for a young artist eager to discover.

Very French jackets and trousers, striped sweaters and berets, in tones of blue and cream, reminiscent of French ports, leave their place little by little to their Eastern inspired descendants, using special fabrics or decorated with dreamy watercolour landscapes. Subtleties of Japanese dress are suggested rather than transcribed, successfully avoiding any folkloric pitfalls. In the age of 2.0 and speed, Kenzo’s 2011 summer ambles slowly along its navigation, peppered with vivid colours, for a voyage where the destination is less important than the road travelled.

A few ladies, such as Hannelore Knuts, were also on the runway and Marras asked them to choose their outfits themselves, a well-thoughtout way to break free from habits and codes, and to show that no matter who you are, it is possible to appropriate cloth to make an outfit. No doubt a reflection on Marras’ own journey of appropriation of the Kenzo identity, which this collection shows that he has perfectly mastered.


















































