Archive for the ‘Fashion Insider’ Category

Paris Fashion Week A/H 2010: Jour 2

Tuesday, March 9th, 2010

Lie Sang Bong - Ernest Aregall

Pour la seconde journée de Paris, mon programme était le suivant: 4 défilés et la soirée Glam Media. Trois défilés dans un mouchoir de poche, donc celui d’Hiroko Koshino avec laquelle j’ai pu m’entretenir avant le défilé et la soirée Glam Media m’ont donné de quoi m’occuper du matin au soir.

For the second day of Fashion Week in Paris, my program had four shows and one party, the Glam Media launch in France. Three catwalk shows in three hours, including one with an interview of Hiroko Koshino.

Lie Sang Bong

Palette sombre, inspiration militaire, Lie Sang Bong a montré qu’il était capable de puiser son inspiration dans de nombreux répertoires, vu par son oeil coréen et de manière à plaire au plus grand nombre. (Photo ci-contre)

Military inspiration, dark shades, a splash of purples and blues, Lie Sang Bong showed that he can find inspiration in many places, seen through his Korean eyes and still make pieces that will appeal to many.

Hiroko Koshino

A la fois exposition et défilé, la présentation Hiroko Koshino s’est tenue au Louvre presque à huis clos. Ayant eu la chance d’être invitée à m’entretenir avec Madame Koshino, j’ai pu ensuite assister au défilé.

Le noir, couleur noble au Japon sert de toile de fond aux créations de la japonaise, qui s’est inspirée des steppes sans fin de l’Asie Centrale et du Japon traditionnel pour cette collection automne-hiver.

Petites coiffes, costumes traditionnels de l’Ouzbekistan et du Japon, détails pratiques des jeunes filles d’antan attelées aux travaux des champs, la nostalgie est palpable dans chaque modèle. Pas de folklorisme ici, le noir faisant ressortir la modernité des coupes.

Exhibition and catwalk show, Hiroko Koshino’s presentation was held at the Louvre, for a select few. Having had the good fortune of being invited to interview Koshino-san, I stayed on for the presentation, among the seated.

Hiroko Koshino A/W10 - Photo Ernest Aregall

Black, a most noble colour considering the work involved in creating it in the old days, was the guiding thread of this entire collection. Inspirations from Central Asia and traditional Japanese work clothes.

Little coifs, traditional costumes of Ouzbekistan and Japan, along with pratical details taken straight from the working lasses of yesterday, nostalgia was palpable in each look. However, there was no excess of folklore here, with black putting their modern cuts and beautiful details forward.

Manish Arora

Après un hommage aux traditions chez Hiroko Koshino, la machine à voyager dans le temps de Manish Arora nous a expédiées directement dans un univers futuriste et coloré. Comme à son habitude, le créateur indien nous a donné broderies, couleurs vives et un show dans le noir.

Manish Arora AW 10 - Photo Ernest Aregall

After paying homage to tradition with Hiroko Koshino, fashion’s time travelling machine left in the hands of Manish Arora took us straight to a colourful future. As usual, he has given us beautifully embroidered dresses, poptastic colours and a breathtaking show in the dark.

Barbara Bui

Sur un fond sonore jazzy, la collection Barbara Bui nous fait un petit retour dans le temps avec des silhouettes 70s, petites robes courtes, néo-duffle coat à col de fourrure, cuissardes… Le cuir est omniprésent. La palette hivernale est réveillée par quelques petites robes rouges ou jaunes en fin de présentation.

Barbara Bui AW 10

With a jazzy soundtrack, seventies inspirations paraded down the runway, with leather and a neutral palette that was awakened very late in the show by a few little red dresses.

Gym tonique avec Roland Mouret

Saturday, March 6th, 2010

Bien que le soleil ait été de la partie ce matin, l’attente devant le gymnase Japy a été plus que frileuse pour beaucoup d’entre nous. De quoi réveiller les esprits encore embrouillés des fêtes de la veille. Les photographes de streetstyle étaient à l’affût et la pêche a été bonne pour eux, à voir défiler les invitées devant leurs objectifs.

Defilé RM by Roland Mouret

RM by the designer Roland Mouret (ça peut paraître un peu long comme nom et bien que les arcanes de cette appelation m’aient été expliquées, je vous les épargne) est un défilé fort attendu et le premier rang comporte ses têtes habituelles.

RM by RM front row

Sous des ballons lumineux géants et disposés en grappe au plafond, les filles se sont croisées dans un ballet gracile -perchées sur des talons aiguilles en veau velours rose de Christian Louboutin. Les TTD (Tunic/Top/Dress) et Carré (Tunic/Apron Skirt) introduites précedemment étaient à nouveau de la partie, avec une palette de couleur qui m’est apparue comme beaucoup moins déprimante que d’autres défilés. Enfin des petites couleurs pour l’hiver!

Ballons chez RM

Une petite note d’admiration pour les photographes, car avec le soleil qui jouait à cache-cache avec les nuages, la lumière changeait beaucoup dans le gymnase!

Roland Mouret fait de ses robes des origamis de tissus tout en douceur, sans arrêtes brutales. Tout est dans la suggestion, pas la démonstration et il ressort une douceur de toute cette collection. Les drapés ne sont ni ultra-techniques, ni sur-utilisés. Une touche de fourrure par-ci, un peu de velours par-là et nous voilà avec un très joli défilé.

RM A/W 2010

RM A/W 2010

RM A/W 2010

RM A/W 2010

RM by designer Roland Mouret A/W 2010

Roland Mouret at his show

Les applaudissements nourris à la fin ont été suivis par un véritable raz-de-marée en direction du backstage, ce qui m’a permis de me faufiler dans la foule en direction de la sortie, croisant au passage des talons fascinants et un créateur de chaussures fascinantes.

Around the RM runway

Christian Louboutin chez RM A/W 2010

Notez bien que ses chaussures valent également le détour!

Chaussures de Christian Louboutin

While the sun made a remarkable and remarked appearance this morning, the wait in front of Gymnase Japy was icy for many of us. The chill was tonic for minds clouded by the previous night’s revellery. Streetstyle photographers were swarming and there must have been some good action (particularly on the shoe front) because they were snapping everything.

RM by the designer Roland Mouret (yes, it is a bit long but I won’t bore you with the specifics of why it is so) was a show that seemed to be very anticipated and the usual front row turn-out had, well, turned up.

A luminous cluster of balloons occuped a part of the ceiling, above the girls who were criss-crossing on the catwalk, while delicately perched on pin-heels. Pink suede ones, by none other than Christian Louboutin. TTDs and Carrés mingled with trousers and longer dresses, supported by colours that made me feel a little less depressed about next winter. Finally some colour that made me perk up.

My admiration goes to the photographers, who had to work with the ever-changing light as the sun played hide-n-seek outside.

Roland Mouret produced another collection full of the softened origami he is so famed for. Everything is fluidly suggested and feels like a soft-focus lense on the body. Drapings are present but not overpowering while a touch of fur here, or velvet there enhances a look. A very pretty show.

Thunderous applause at the end was followed by a tsunami in the direction of backstage, which allowed me to see some more fascinating shoes and the equally fascinating man who provided the ones for the show. Note that his shoes are worth staring at for a while!

La plus belle invitation: Kenzo

Saturday, March 6th, 2010

Invitation Kenzo Femmes A/H 2010

La plus belle invitation que j’ai reçue cette saison est celle de Kenzo. De belles feuilles pressées et Kenzo en lettres de bois!

So far the most beautiful invitation I’ve received this season is the one from Kenzo, pressed leaves with wood arranged to form the name!

Premiers regards sur l’automne hiver 2010 – 2011

Thursday, March 4th, 2010

Les défilés de l’automne-hiver prochain ont commencé à Paris. Dans l’ensemble, une marée de gris et de noirs. Ce n’est pas très folichon

Au programme aujourd’hui:

Tim Van Steenbergen

En entrant dans la salle, j’ai eu l’impression de me retrouver, l’espace d’un instant, à l’Opéra juste avant une représentation. L’orchestre s’ajuste, les invités arrivent. Inspirés des costumes créés pour Der Ring des Nibelungen de Wagner qui vient d’ouvrir à la Scala et continuera jusqu’en 2013, cette collection est une étude des constrastes. Contrastes de matières, contraste de volumes et mélanges sont à l’honneur.

Les volumes et drapés sont la fumée sur l’eau, des matières ultra-fluides avec des bords francs. A l’instar de la nature hivernale, la palette était sobre mais occasionellement parée de brillance.

Tim Van Steenbergen - Photo: Ernest Aregall

Entering the show venue, I was back, for the briefest of moments, in the Opera. Drawing inspiration from the costumes Tim Van Steenbergen created for Wagner’s Das Ring des Nibelungen which recently opened at the Scala for 3 years, this was a collection of constrasts.

Volumes and drapings were the expression of smoke over water, ultra-fluid fabrics with raw edges. Just like a wintery landscape, there were few colours but they occasionally sparkled with unexpected brilliance.

Felipe Oliveira Baptista

Exploration et voyage arctique sont le thème chez Felipe Oliveira Baptista. Les lunettes d’explorateur et les tenues revisitées sont de saison, à donner envie de s’emmitouffler pour sortir. En guise de fourrure d’animal sauvage de tous genres, les bottes, bottines et cuissardes sont frangées. A chaque pas, le mouvement des franges m’a fait penser au vent sur la taïga.

Felipe Oliveira Baptista - Photo: Ernest Aregall

Frontiers travel was a theme this season at Felipe Oliveira Baptista. Exploration glasses and revisited outerwear are in, giving us a desire to wrap up. As fur, fringes on boots and thigh-highs give a swing to every step that reminded me of wind flattening tall grass.

Aganovich

Le voyage est une histoire de destination et de chemin. A lire les magazines, la clef d’une garde-robe de voyage parfaite, ce sont les couches. Prendre un cache-coeur par-ci, des robes tuniques fluides par-là… Par contre, que se passe-t-il lorsqu’on ne sait par où passer pour une destination inconnue? Nana Aganovitch et Brooke Taylor ont poussé le concept un peu plus loin en présentant une collection dans laquelle chaque élément a été imaginé pour être en harmonie parfaite et quasi-invisible avec les autres pièces.

5 couleurs, tirées de la peinture constructiviste sous-tendent cette collection décortiquant les espaces “entre” et les lieux qui sont à la fois ici et nulle part.

From reading magazines, layers are the key to the perfect travel wardrobe. But what if you’re travelling a road to nowhere? Nana Aganovich and Brooke Taylor have extracted a combinable wardrobe from this idea, working it into a set of pieces that fit together seamlessly.

5 colours inspired by constructivist paintings give life to this collection about the space between spaces and places that are nowhere in particular.

Peachoo+Krejberg

Peachoo+Krejberg - Photo Ernest Aregall

Damir Doma

Les filles Damir Doma n’ont pas l’air aussi mystérieuses que leurs confrères entourées de livres et avec un fond sonore très zen. Mais est-ce vraiment une surprise? La bibliothèque du lycée Henri IV pour décor ne pouvait que donner des jeunes filles studieuses. Lunettes rondes, petites sandales, des livres dans des pochettes et volumes amples en tons de gris qui laissent presque tout à l’imagination, c’est une première collection très zenifiante qui nous a été montrée ce soir.

The Damir Doma girls don’t seem quite as dangerously edgy as their male counterparts but they are definitely just as intellectual. Little round glasses, books in clutches, volumes that leave a lot to the imagination, grey and the library of Henry IV high school couldn’t have produced anything less than studious girls.

Orla Kiely – A/H 2010

Tuesday, March 2nd, 2010

Orla Kiely A/W 2010

Orla Kiely a toujours un petit quelque chose de retro. Pour sa collection automne-hiver 2010, elle nous plonge dans une maison de poupée à taille humaine, directement sortie des années 60. Twin-sets, petites robes au dessus du genou, cette collection fleure bon un hiver très swinging sixties.

Orla Kiely A/W 2010

Pleines de grâce, les mannequins se promenaient dans les deux pièces de “l’appartement”, semblant attendre de sortir. Un vieux poste de télé dans une pièce et un grand miroir dans l’autre, l’appartement parfait de la jeune fille années 60. Dans les tenues, les meilleures pièces chippées dans l’armoire de maman ont été revisités pour notre plus grand bonheur.

Orla Kiely A/W 2010

A la découverte de la vision d’Orla Kiely, nous avons découvert sa palette d’automne et un nouvel imprimé pour capturer l’essence des feuilles tombantes. Sa collection de sacs, déjà conséquente et renommée, s’est étendue d’un sac de weekend, le Laurel, qui me donne une envie furieuse de partir en escapade.

Orla Kiely

Orla Kiely, présente lors de notre visite avait l’air ravie, et semblait sortir tout droit de son loobook.

There’s always something very sweetly retro about Orla Kiely. For autumn/winter 2010, her life-sized dollhouse was full of 60s glamour, with twinsets galore, short coats and bold details. Above the knee lengths and pieces with multiple uses, this collection has very much a graceful Swinging Sixties vibe.

The models wandered in and out of the two rooms of the “apartment”, seeming to wait for the right time to wander out to a party. The set-up invited us to step into the designer’s vision of an autumn palette and a new leaf print, inspired by abstract art and Erwin Olaf’s photography. The best bit? Having the impression of shopping my stylish mother’s closet, but with pieces that are exactly right for today. Her bag range, which has expanded again to include a new weekender bag, the Laurel, gives me the urge to grab it for a very stylish weekend.

Orla Kiely herself looked quite fetching at the presentation, all smiles and seeming to have also stepped out from the pages of her lookbook.

London Fashion Week – Jour 1

Sunday, February 28th, 2010

Paul Costello A/W 2010Défilés

Pour cette première journée, le souvenir d’Alexander McQueen était présent partout.

Paul Costelloe

Des cheveux crêpés jusqu’aux nuages et des vêtements inspirés de l’Assasinat de Jesse James, le défilé de Paul Costelloe nous a montré des manches ballons, structurées, de la flannelle. Le Far West revisité à la sauce des années 80 avec une touche de Petite Maison dans la Prairie.

Dans la seconde partie du défilé, crinolines et petits bustiers du XIXème ont donné un autre ton à cette présentation.

Big hair and modern Frontier garb are the most vivid memory I have of Paul Costelloe. Structured shoulders -how I hate the expression “big shoulders” which evokes nothing more than American football players and bad 80s shoulder pads- also featured heavily. Some flannel Saloon worthy dresses showed designer Paul Costelloe’s declared inspiration of The Assassination of Jesse James, black and lace. My preference went to the sleeker leather, including form-fitting leg and arm-warmers and black pieces which seemed inspired by the Wild Wild West elegance, as did the menswear presented then.

Caroline Charles

Quatre thèmes différents pour Caroline Charles, avec des racines fermement implantées dans les classiques britanniques. Urban-metropolis est un mélange de tweed réhaussé de noir et de vert pour plus de modernité. Cuirs et imprimés pour rural-hobo, pour une lady des temps modernes. L’heure de l’apéritif a été embelli avec du velours, des broderies et des petits bibis (serre-têtes ou chapeaux).

Les tenues m’ont fait penser aux films tirés des romans d’Agatha Christie et même

The London-based designer offered us four sets to set our eyes on, all finding their roots in classic British design and quality materials. Urban-metropolis was tweed reworked with black and green to give a more modern feel. Animal prints and leathers were seen on the rural-hobo set, for a very lady of the manor feel. The cocktail hour was then embellished with flowing materials, velvet and beadings.

Beaded, tea-length dresses, tweeds paired with boots and leather elements reminiscent of the aviators of old gave us a very cinematic, Agatha Christie feel. Head gear was not neglected here, between the aviator leather cap and little headbands.

Charlie Le Mindu A/W 2010Charlie Le Mindu

Celebrity hairdresser Charlie Le Mindu has worked with over the top celebrities such as Lady Gaga. His show was decidedly crazy and inventive.

Maria Grachvolgel

L’élégance et des silhouettes de lianes étaient de mise chez Maria Grachvogel. Au son de la pluie, ce qui semblait beaucoup romantique sur le moment que dans Londres, nous avons pu voir des robes longues, des combinaisons et des pantalons parfaitement dans la tendance. C’était attendu de sa part mais cela ne veut pas dire que nous nous sommes ennuyées.

Ma pièce favorite a été la robe à imprimé quartz. Au premier rang, Yasmin Le Bon et Erin O’Connor étaient en train de prendre des notes, pour choisir leurs pièces, sans doute.

Elegance is the keyword at Maria Grachvogel. In the rarefied ambience of the Waldorf Hilton, she presented a range of red carpet worthy dresses, on-trend trousers and catsuits. An expected formula this may have been but it was by no means boring with coloured pieces, delicated ruffles went well with their names.

My personal favourite (and I think I wasn’t the only one lusting after it) was the chartreuse quartz print which I couldn’t tear my eyes from. Yasmin Le Bon and Erin O’Connor could be both seen front row taking notes and picking their key pieces for the season.

David Koma

David Koma

David Komra a tiré son inspiration des travaux des artistes du début du 20ème siècle en transformant des robes près du corps en mouvement avec des découpes géométriques, des lignes et des découpes précises.

Pour la mise en beauté, Glam nous a invité le matin même à assister à une présentation Benefit pour nous expliquer le maquillage pour David Koma. Transformer une jeune fille fraîche en noyée glamour, voila le brief.

Tirant son inspiration de The Beautiful and The Damned, l’Ophélie de David Koma a un teint diaphane et délicat. Du fond de teint pour unifier, dans deux teintes, ce qui permet de sculpter le visage tout en nuances. Les yeux rouges ne sont plus réservés uniquement aux rats albinos et aux geeks ayant veillé toute la nuit (comme moi). La version défilé est créée en utilisant Benetint en base sur la paupière, avec une ligne plus soutenue de Benetint en guise d’eyeliner. L’enlumineur au coin de l’oeil donne de la lumière sans trop en faire et il faut oublier le mascara complètement. Les lèvres ont été intégrées au visage en les couvrant d’une petite couche de fond de teint et une touche de gloss pour finir le tout.

David Koma’s inspiration references back to the works of early 20th century artists, transforming body-con dresses into statements of movement thanks to geometric lines, cut-outs and contrasting panelling details.

On the beauty front, there never was such a handsome drowning as this. Courtesy of Glam, we were treated first thing this morning to a masterclass on how Benefit was styling the models for David Koma.

Drawing inspiration from The Beautiful and The Damned, David Koma’s modern day Ophelia looked very glamourous in her drowning with a beautiful, ethereal complexion. Skin was made flawless with foundation, using two different shades for a very subtle contouring.
Red eyes are not longer for lab rats and all-nighter geeks like myself. The runway version is a Benetint stained eyelid washed over the lid, with a line of more Benetint as liner. Highlighter to give the eye some light while mascara is forgotten altogether.
Lips were blended into the skin with concealer and just the tiniest bit of California Kissin’ gloss to finish the look.

Bora Aksu

Bora Aksu A/W 2010

L’anticipation était sensible à l’extérieur de Bora Aksu et les attentes placées sur les épaules du créateur turque étaient hautes. Il n’a pas deçu, en gardant son thème d’Edouard aux Mains d’Argent croisé avec Marie-Antoinette.

Ses notes de défilés rendaient hommage à la fin de l’adolescence et gardaient une modernité certaine avec des leggings noirs pour contraster avec les robes à basques, dans des coloris pastels.

Je n’ai pas aimé les leggings mais les robes, courtes, adorables même quand elles sont expérimentales.

Waiting outside, the anticipation was palpable and expectations placed on the shoulders of Turkish designer Bora Aksu were high. He didn’t dissapoint, parading dusty pinks and blues, in keeping with his theme of Marie-Antoinette meets Edward Scissorhands. It shied away from being too costume-like by metallics, icy colours served by cobweb-like textures.

Show notes indicated that the designer paid homage to the trials and tribulations of late adolescence. While I didn’t really appreciate the leggings, I loved the dresses, short, sweet or experimental, shiny or textured.

Jena Theo

Jena Theo A/W 2010

Jena Theo A/W 2010

Jena Theo A/W 2010

Tout est dans les proportions chez JENA.THEO, Jenny Holmes et Dimitris Theocharidis. Il y a six mois à peine, ils présentaient une première collection lors de la Fashion Fringe et c’était leur première présentation à Somerset House.

Une inspiration années 50, prise chez Charlie Chaplin et Marlène Dietrich, la collection a eggréné l’oversize sous toutes ses variations. Tout est dans la fluidité et le mouvement. Ce sont des vêtements qu’il vaut mieux voir portés que sur un cintre. Malgré tout cela, le vêtement reste un complément du corps et non un camouflage. Les imprimés en collaboration avec l’artist O.Two donnent un message visuel fort, qui donne une cohérence entre le passé et cette collection.

Proportion is everything at JENA.THEO, the very young brand of Jenny Holmes and Dimitris Theocharidis. Six months prior, they were presenting at Fashion Fringe (and winning) and Somerset House was their first solo catwalk.

50-inspired, Charlie Chaplin and Marlene Dietrich, this collection took oversize to its extremes. Fluidity and movement are everything and these are definitely clothes that should be worn, not kept on a hanger. While being oversized, at no point do these pieces serve as camouflage or swamp the wearer. Abstract prints in collaboration with O.Two give a coherence between the past and this gorgeous collection.

Sass & Bide

Sass & Bide A/W 2010 Finale

Pour Tomorrow, the Great, l’invitation était une griffe miroir et l’hiver n’a jamais semblé aussi loin que lors de ce défilé.

Est-ce la garde-robe d’une jeune femme abandonnée sur une île déserte, avec pour seule garde-robe les restes de ses malles? La pochette griffe, les ceintures embellies de coquillages et les plumes en collerette sont des éléments féroces qui ont immédiatement fait partie des pièces qui ont plu.

For Tomorrow, the Great, the invitation featured a mirrored claw. Winter never seems to be much a preoccupation at the shows but this seemed more like a summer presentation than any of the other.

Fierceness was also a recurring theme, with claw-shaped clutches (which made it directly to our must get list) and shell encrusted belts. Is this the wardrobe of some lady shipwrecked on white sands?

Bally & Central St Martin

Friday, February 26th, 2010

Quinze étudiants de première et deuxième année à la Central St Martins, choisis par Louise Wilson. Un chausseur avec un héritage de matières luxueuses et d’artisans, Bally. La mission de créer des chaussures avec une valeur éditoriale certaine et une démarche luxueuse. Une année de travail pour aboutir à la présentation Bally et Central St Martins pendant London Fashion Week.

Bally x Central St Martins 2010

Toutes les chaussures présentées ont été créées autour de la même semelle, dessinée par Stefanie Turner. Cette collaboration qui a rencontré un grand succès, sera continuée et étendue, certains modèles devant être intégrés aux prochaines lignes Bally.

Finalistes Bally Central St Martins

Les finalistes de cette année, William Hendy, Estefania Corest Harker, Frida Hofslagare, Charles Youssef et Stefanie Turner étaient présents durant la présentation et se sont prêtés à quelques questions.

Quel est le défi de la création de chaussures?
William Hendry
: Le design de chaussures n’est pas quelque chose que nous étudions beaucoup et il est assez facile d’oublier qu’on doit marcher avec. Certaines choses doivent être ajustées.
Stefanie Turner: Nos créations ont évolué depuis l’esquisse initiale, jusqu’à la chaussure présentée ici.
WH: Créer des chaussures transforme en perfectionniste.
Frida Hofslagare: Chaque détail doit tomber juste, une couture doit être d’une telle manière plutôt que telle autre, autant pour l’aspect esthétique que le confort.

Charles Youssef (CSM) for Bally

Est-ce que vous avez eu des déconvenues, des propositions qui n’ont pas marché?
WH
: Chacun a dessiné environ cinq modèles, alors nous avons pu voir ce qui marcherait ou non.
Charles Youssef: J’ai créé une chaussure qui tenait plus de l’objet d’art que de la chaussure. Impossible de marcher avec et j’ai dû modifier le design, pour aboutir aux low-boots que j’ai créées.

Bally x CSM shoe

Fifteen students from first and second year of Central St Martins MA Fashion Design’s course, chosen by professor Louise Wilson. One shoe house with a heritage of craftsmanship, Bally. A brief to create a shoe with a high editorial value and luxury feel. A year’s worth of work by everyone involved resulted in the presentation at London Fashion Week.

Bally x CSM shoe

All the shoes were designed around a common in-sole and in close collaboration with the Bally workshops. Some of these designs will be integrated to the Bally line.

Finalists William Hendy, Estefania Corest Harker, Frida Hofslagare, Charles Youssef and Stefanie Turner (who create the insole) were present during the presentation, taking questions.

Charles Youssef (CSM) pour Bally

What was the biggest challenge of creating a shoe?
William Hendry
: Shoe design is something we don’t do a lot of and it’s essential to remember that someone has to walk in the design. So obviously, there are things that need to be adjusted.
Stefanie Turner: Our designs evolved a lot from the first sketches to the finished product.
WH: Shoe design makes you into a perfectionist.
Frida Hofslagare: A stitch has to be just so, it has to be exact. A seam on a shoe is as much an aesthetic statement as a question of comfort.

Bally x CSM 2010

Were there designs that were finally impossible to create?
WH
: We submitted around five designs each, so there was room to see what worked and what didn’t.
Charles Youssef: I had one that ended up being impossible to make as a shoe, because it was more an art object. It was impossible to walk in, so I had to modify the design to the current bootie.

Retour de Londres

Wednesday, February 24th, 2010

William Tempest A/W 2010

Je suis fraîchement descendue de l’Eurostar mais je vous donne une nouvelle image en attendant! William Tempest, qui a présenté sa collection au Vauxhall Fashion Scout.

Fresh off the Eurostar and going to bed but here is the last show I did: William Tempest at Vauxhall Fashion Scout.

London Fashion Week

Monday, February 22nd, 2010


photo: Mademoiselle a Paris

Je suis a Londres depuis mercredi dernier en train de couvrir Fashion Week mais je n’ai pas encore eu l’occasion de vous montrer quoi que ce soit (a part sur Twitter). Des que je peux, je le fais! A tres bientot!

xoxo, Mademoiselle

Voir Fashion Week et survivre

Friday, February 19th, 2010

Kit de survie à Fashion Week

Ca y est, Fashion Week commence à Londres ce matin. Après quelques saisons, j’ai emporté dans mes valises le stricte nécessaire pour couvrir les défilés et présentations.

  • Filofax (de la Beauty Giftbox): le seul moyen de gérer mon emploi du temps, entre les défilés, les présentations et autres activités de la semaine.
  • Nokia N900: Internet est indispensable pour pouvoir aller d’un endroit à l’autre
  • Samsung NC10: Prendre des notes et traiter les photos presque en temps réel, un ordinateur ultra-portable est l’indispensable companion. Avec ses 6 heures de batteries, il peut me suivre partout.
  • Baume de Rose by Terry: des lèvres hydratées et des ongles parfaitement nets tout en un
  • moio foulard grafitti: protéger mon petit cou des coups de vent, le joli triangle moio avec sa frange fuschia et ses écritures m’inspire
  • un grand café Starbucks: ou de l’eau, pour rester bien hydratée et tenir la journée. En plus, Starbucks à Londres a l’avantage d’avoir Internet gratuit et illimité pour qui possède une de leurs cartes.
  • Porte-feuille et porte-carte Corto Moltedo: acheter à manger, prendre un taxi, toujours tout avoir à portée de main avec ces deux companions de tous les jours
  • cape Tsumori Chisato: moitié cape, moitié veste, ma toute nouvelle veste Tsumori Chisato égaille mes tenues avec sa doublure en soie imprimée très colorée et en plus, sa forme est très actuelle.

Et le tout, dans une jolie sacoche facile à porter, même quand je dois courir dans le métro!

Fashion Week kicks off this morning in London and we’re off for a fascinating five days of presentations and catwalk shows.

  • Filofax (from the Beauty Giftbox): the only way to keep your dates with Fashion straight are to consign them on my Filofax. It’s adorable in pink and with its City Dweller insert, it is perfect.
  • Nokia N900: Mobile internet anywhere, emails, perfect quality of sound when phoning… what else could I want?
  • Samsung NC10: I’ve always wanted a super-stylish laptop that I could carry in my handbag, to take show notes and work on my pictures anywhere. With its 6-hour battery life, it can take a day’s worth of shows at the same pace I do.
  • Baume de Rose by Terry: hydrated lips, well-manicured cuticules, in one little pot. Check out the gloss-tube format if you want something more compact
  • moio scarf in graffiti print: a writer’s inspiration for sure with its quotes, my new fuschia-fringed companion will protects my neck come wind or chill.
  • a large Starbucks: or water, for a drink. The number #1 advantage of London’s Starbucks over Paris is that with the Starbucks card, you get free wifi in every shop.
  • Wallet and card case by Corto Moltedo: all my money with me
  • Tsumori Chisato cape jacket: half cape, half jacket, my new favourite piece from Tsumori Chisato has a gorgeous silk printed lining and a shape that is very in at the moment.

Apart from the jacket, everything fits in a cute messenger bag that won’t fail me even running in the London Underground!

Mademoiselle