Aganovich, Spring-Summer 2013, Paris

« Aganovich se porte comme un charme, et joue les centaures quelque part dans les sierras mexicaines, mal desservies par la poste, ce qui explique son silence » voilà ce qu’aurait pu écrire Monsieur Michel Audiard sur les invitations du défilé. A la seule différence que pour son défilé printemps/ete 2013, le message est passé. Armés d’imposantes chaussures de marche à bout rond, les pèlerins de la maison Aganovich foulent la terre, rythmés par des trompettes aux sonorités latines. La féminité n’est cependant pas laissée sur le bord de la route quand ces chaussures sont recouvertes de satin rose poudré.
La ligne, déjà graphique, des robes coupées mi-cuisse, est marquée par des lignes noires horizontales ou encore par un deuxième colori de tissu, affinant une silhouette imposante, de par la rigidité du tissu à broderie géométrique ou encore baroque. Le satin fait son entrée sur les jupes longues ou sur des blouses imprimées tournesol et donne plus de légèreté à la démarche.
L’exercice des robes aux découpes asymétriques que la maison reproduit chaque saison amène un aspect contemporain que l’on aurait pu cependant éviter pour cette collection. Les silhouettes monochromes blanche et noire se parent de longs châles en tricot, le visage est quant a lui finalement blanchi. La femme Aganovich semble ainsi dans un mouvement continu à la recherche de nouveaux horizons.
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