Derrière une capitale exacerbée, dont l’agressivité de l’architecture n’a d’égale que sa géométrie la plus absolue, se cache une fleur. C’est ce que le défilé de la maison Impasse de la Défense nous explique pour le premier défilé de la fashion week printemps/été 2013 parisienne.

Une fleur disais-je, mais pas n’importe laquelle, la plus volatile, la plus flamboyante et la plus épanouie. Le contraste est de mise pour ce défilé : les imprimés des longues capes qui recouvrent les modèles varient entre contemporain et baroque, entre portaits magnifiés des anciennes stars des années 50 et scènes populaires tout droit sorties d’un roman de Steinbeck. La silhouette de la griffe se découvre enfin et laisse apparaître une fragilité, non pas comme une faiblesse, mais comme un véritable atout.

Les jupes se font voile de tulle ou d’organza, la petite robe blanche se fait dentelle et tout est ainsi fait pour sublimer cette femme multicolore. Arrivent de longues robes beaucoup plus contemporaines qui semblent avoir été peintes à grands coups de pinceau directement sur le mannequin. Cette dernière arbore fièrement une couronne, preuve de sa souveraineté dans un monde qu’elle a su apprivoiser.