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Petite, Chloé Trujillo aimait se perdre en rêveries et dessiner son univers intérieur. Un crayon à la main, immergée dans l’univers mode de ses parents, propriétaires de la marque éponyme Claude Barthelemy, la voie semble tout tracée pour cette artiste en herbe introspective et fine observatrice du monde qui l’entoure. Rebelle, elle entame des études scientifiques. Pourtant, ce sera une carrière d’artiste qui lui tendra les bras quand elle intègre la prestigieuse Ecole du Louvre.

Une agression sauvage dont elle est victime lui donnera une impulsion nouvelle pour suivre ses rêves aux Etats-Unis, à New York où elle s’installe dans un premier temps pour chanter, avec la belle voix héritée de son grand-père chanteur d’opéra et le talent musical de sa grand-mère pianiste.

Une rencontre au hasard, ou peut-être du destin, lui fait définitivement sauter à pieds joints dans une carrière de peintre. Au fil des années, ses toiles dépeignent les émotions et ressentis d’une jeune femme sensible au monde qui l’entoure. Colorées, symboliques et qui semblent murmurer un message différent à chacun. Après New York, c’est la Californie qui l’appelle et où elle rencontrera celui qui deviendra son mari (vous le reconnaîtrez à sa guitare peinte par Chloé, au prochain concert de Metallica). Belle, artiste engagée et engageante, Chloé est restée fidèle à elle-même et à son art, malgré le status de superstar du rock de son mari.

Ultime rebellion de cette âme libre, elle se déplace en personne, à la rencontre de ses interlocuteurs, coupant net toute illusion sur son status de « femme de » (au point qu’on se demanderait presque si ce n’est pas le bouillonnant Robert qui devrait se sentir « mari de »).

Le jour où je l’ai rencontrée, mon regard a été immédiatement attiré par le jaune soleil du foulard avec lequel elle retenait ses cheveux. Ceci pourrait être un détail trivial, si ses cheveux n’étaient pas longs comme ceux d’une princesse de conte de fées. Cette Rapunzel rock-n-roll, qui a fait du foulard l’indispensable de sa garde-robe et qu’elle décline avec autant d’aplomb que si c’était elle qui avait rédigé les cartes à nouer d’Hermès, se lance dans une collection de foulards inspirée de ses toiles.

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Qu’on ne parle pas d’évolution commercial… Telle un ouroboros, Chloé est retournée à ses sources, pour partager l’univers poétique de ses toiles d’une nouvelle manière, par goût, par jeu et surtout avec le même souci de la qualité qui a fait la renommée de ses parents. Confectionnés en Italie par les mêmes fabricants qu’une prestigieuse marque de mode, un seul critère a été déterminant dans l’élaboration des foulards: transcrire dans la fibre les couleurs éclatantes de ses oeuvres. Chaque foulard est un tableau à lui seul, composé par Chloé à partir d’éléments d’autres toiles, et doté d’un nouveau sens.

Trois thèmes composent cette première déclinaison: America (une déclinaison délicieusement dark de l’Oncle Sam), Mystic Gypsy (et son cortège de bonne aventure) et Dia de Los Muertos (au jaune si heureux que je parie qu’il deviendra le best seller). Joyeusement macabres, authentiques et mystiques, chacun est aussi minutieusement détaillé que le moindre des tableaux de Chloé, et on y retrouve ses éléments de prédilection. Pour ceux qui n’oseraient pas la couleur, elle a également prévu une déclinaison en noir et blanc.

Aux dernières nouvelles, Colette vient de craquer pour les foulards de Chloé qui seront donc disponibles sans doute dès la fin du mois. En attendant, l’univers artistique de Chloé est à découvrir sur son site Chloé in Art.

Chloé Trujillo, Spirit You Art
Foulards en soie ou voile de coton, disponibles en 45×45, 90×90, 180×70