Piola, sneakers élégantes et éco-équitables

Depuis le mois d’avril, les Converses, Feiyues et autres sneakers ont du soucis à se faire avec l’apparition de Piola, marque de basket ou le style et la couleur à autant d’importance que le confort de vos pieds et leur positionnement éco-éthique. Rencontre express avec Antoine Burnier, tout jeune fondateur de Piola, entre la sortie de son train et la porte d’embarquement de son avion en destination de Lima au Pérou demain matin.
K: Le choix du Pérou pour faire fabriquer vos sneakers est assez inattendu, pourquoi n’avez-vous pas choisi un pays plus proche de l’hexagone?
Antoine Burnier: J’ai eu l’occasion de passer une année au Pérou entre 2007 et 2008 dans le cadre d’une mission pour une ONG s’occupant des enfants des rues autour de différents projets de développement. Dans ce pays, il y a un énorme exode rural vers la capitale, Lima. Du coup, lorsque ma mission au sein de l’ONG s’est achevée, j’avais très envie d’initier un projet de développement afin d’aider à l’activité économique des zones de plus en plus désertées.
K: Comment vous est venu l’idée des sneakers?

Antoine Burnier: Les sneakers, c’est venu tout seul. Depuis toujours, j’aime moi même porter des baskets, je suis fan de sneakers. Elles ont un côté sympa et tendance, proche de la mode.
K: D’ou vient le nom de votre marque, Piola, a-t-il une signification particulière?
Antoine Burnier: Piola, signifie littéralement « élégant » en espagnol péruvien, autant vous dire que le nom s’est trouvé de lui même.
K: Comment s’est monté votre projet au Pérou, cela a-t-il été facile?
Antoine Burnier: Le projet s’est monté plus facilement que prévu, bien sûr, il y a eu beaucoup de travail, et il a bénéficié de pas mal d’aide pour la partie marketing et les ventes privées, principalement d’une trentaine d’amis étudiants. Au Pérou, le projet s’est divisé en deux grandes parties, tout d’abord il nous a fallu trouver les producteurs de coton et de caoutchouc. En fait, nous avons eu de la chance, car les 55 producteurs de coton avec qui nous travaillons, ont déjà une production « bio » depuis 6 ans. Les producteurs de caoutchouc quant à eux nous fournissent un produit d’une qualité exceptionnel grâce à la formation du WWF dont ils ont bénéficié durant 3 ans. Ce sont ces conditions qui nous ont permis de monter Piola aussi vite dans le respect des producteurs et avec un partenariat équitable. Dans une seconde partie, nous avons juste eu besoin de trouver, une usine pour coudre les baskets, ce qui s’est fait assez rapidement.
K: Combien êtes-vous actuellement chez Piola?
Antoine Burnier: En dehors des 35 étudiants dont je vous parlais et qui nous ont aidé pour le démarrage, la publicité et les ventes privées, nous sommes deux à temps plein pour nous occuper du marketing, de la commercialisation et de la logistique. D’ailleurs nous partons demain au Pérou pour un mois.
K: Pour l’instant, vous avez un modèle unique dans différents coloris, c’est bien ca?
Antoine Burnier: oui tout à fait. Un second modèle de basket haute est prévu pour la saison prochaine, à partir de janvier.
K: une dernière question peut-être: la Piola se vend-elle bien?
Antoine Burnier: oui, les débuts sont très prometteurs, c’est d’ailleurs pour cela que nous allons pouvoir lancer un second modèle. D’ailleurs, vous pouvez les trouver soit sur la boutique en ligne de Piola.fr ou encore chez Collector (1 rue des blancs manteaux) et Agnès B. à Paris et French fries à Lyon.

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