Jay Ahr: Ma marraine la fée

Je parlais de noms qui marquent avec Sonia Rykiel. Voici un autre nom de ma vie: Jay Ahr. Ses créations se sont frottées aux peaux les plus illustres (Adriana K., Emma de Caunes, Cécile de France…) comme aux plus anonymes (moi, tiens).
Rykiel, c’est Maman et son univers d’expérimentations modesques. Jay Ahr, c’est moi. Ou plutôt, c’est “En 6 lettres, transforme une souillon en princesse”.

Depuis 2005, les plus fashion forward d’entre nous murmurrent le nom de Jonathan Riss seulement à leurs amies intimes.
Chez Jay Ahr, interprétation phonétique des initiales de son créateur, Jonathan Riss, mini-robes bustier pour soirées branchées fréquentent les longues de tapis rouge, robes de jour et les robes de mariage. Les déclinaisons de couleurs sont infinies. Chiffon, jersey de soie, sequins… tout ce qu’il faut pour transformer même la pire des Cendrillon en princesse.
Jonathan et ses robes sont mes héros. Ils ont transformé la geekette en fille en deux coups robes.
Quand j’étais une pauvre étudiante fauchée et qu’il fallait assurer au gala de mon école, je suis entrée dans la boutique, située à deux pas de ma cantine japonaise préférée et à une rue d’une autre de mes obsessions, Jéröme Gruet. A ma première visite, rouge, essoufflée et ressemblant plus à une framboise en train de dégeler qu’à une cliente, j’ai été accueillie royalement, choyée, entourée et conseillée par l’équipe. Du coup, je suis repartie avec une robe colonne longue, dépassant mon budget d’à peu près 500% mais sublimement intemporelle et qui a laissé son marque.
Puis je suis revenue et j’ai choisi une babydoll violette, si belle que je l’ai portée à toutes les sauces jusqu’à ce que je doive l’envoyer chez Chantal pour se faire réparer. J’y ai même choisi la robe que je porterais à mon mariage. Quel mariage? Mais… celui qu’il y a dans mon avenir, évidemment. Quand j’aurais trouvé Mr Right. Fortuné, évidemment, parce que je veux pouvoir m’habiller en Jay Ahr tous les jours de ma vie.
Difficile de passer les portes vitrées de la boutique sans dire “Je veux celle-là… et puis celle-ci mais en rose… et encore celle-ci mais plus longue…”
Bref, un cauchemar pour mon banquier.
La boutique de Paris est grande, épurée. Rien ne distrait des robes, à l’exception des grands miroirs au mur, dans lesquels l’heureuse essayeuse ne se lasse pas de s’admirer. J’en ai vu passer, des mariées qui essayaient une robe chez Jay Ahr. Hésitante en sortant de la cabine, son visage s’éclaire quand elle aperçoit son reflet dans le miroir, perchée sur des Louboutins prêtées pour l’occasion.
Récemment, il a ouvert un salon à New York, sur Madison Avenue. Les New Yorkaises s’arrachent ses robes depuis que sa ligne a été présentée chez Bergdorf il y a quelques saisons. L’ambience boudoir Versailles qu’il a pensé dépayse et transporte dans un univers d’élegance. Même dans les rénovations, la perfection dans le détail se retrouve: les moulures sont faites par la même entreprise que celle qui a réalisé les restaurations du chateau, les cristaux viennent de Baccarat… En quelques semaines, c’est devenu une adresse incontournable pour les Upper East Siders et autres filles de la societé qui ont besoin d’une nouvelle tenue.
Si je suis rentrée de New York avec un regret, c’est bien celui d’avoir oublié de prendre rendez-vous pour voir.
Malgré l’apparente différence entre ces deux espaces, une certaine ambience se créé, comme dans les salons de couture d’antan. Ici, ce n’est pas seulement une robe que vous achetez, c’est une forme. C’est vous en mieux, rendue canon par l’écrin de tissus dans lequel vous vous retrouvez.
Depuis quelques saisons, il y a également des accessoires, tout aussi magnifiques que les robes. Je ne suis pas très boucles d’oreilles mais j’ai flashé sur les ailes. Ces ailes en sautoir sont parfaites et se retrouvent en fermoir sur les pochettes en peaux exotiques.

Dernière obsession en date, cette robe vue au Printemps Haussman. Oui, Jay Ahr est disponible au deuxième étage, parmi les Martin Margiela, Alexander McQueen et autres Nicolas Ghesquières. Mais pourquoi se priver d’une visite à la boutique?
Jay Ahr
2/4 rue du 29 juillet
75001 Paris
01 42 96 95 23
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[...] La petite boutique ringarde au coin de Rivoli et de la rue du 29 juillet a enfin laissé sa place à un nouvel espace Jay Ahr. En attendant les travaux d’extension de la boutique, prévus cet été, c’est le moment de faire vos stocks dans les créations magnifiques de mon créateur préféré. [...]
L’ambience boudoir
Evitez les fautes d’othographe, j’en oublie quelques une, mais enfin nous sommes d’accord sur un point, Jay Ahr, c’est super, mais la petite boutique ringarde de l’angle est tout de même regrettée par ses clents, ringards?
Votre qualificatif, même s’il était véridique est de mauvais goût et surtout inutile.
JJ Hercot